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Dans un entretien au « Monde », Marie-Hélène Verney, représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Khartoum, souligne que « les affrontements n’ont jamais vraiment cessé », avec « des attaques systématiques de drones, touchant de manière indiscriminée des cibles militaires et civiles ».

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Azaher Abdallah recherche son mari, Fahani Al-Fateh, depuis plus d’un an, à Omdourman (Soudan), le 19 avril 2026. Azaher Abdallah recherche son mari, Fahani Al-Fateh, depuis plus d’un an, à Omdourman (Soudan), le 19 avril 2026.

La ligne de front s’est figée, mais la guerre continue au Soudan, en proie à un conflit entre les généraux rivaux Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, chef de l’armée régulière – reconnu par la communauté internationale –, et Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », commandant de la milice des Forces de soutien rapide (FSR). Avec plus de 14 millions de déplacés, le pays des deux Nils est devenu le théâtre de la plus grande crise humanitaire au monde, rappelle Marie-Hélène Verney au Monde, la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Soudan depuis novembre 2025.

Malgré les combats et l’ampleur des destructions, plus de 4 millions de Soudanais qui avaient fui leur domicile sont revenus chez eux, dont 800 000 depuis les pays voisins. Que révèlent ces retours ?

Cette guerre a poussé un quart de la population soudanaise à fuir. Près de 5 millions se sont réfugiés dans les pays voisins, en Egypte, au Tchad et au Soudan du Sud. Le manque de moyens dans ces camps a rendu la vie insoutenable, les poussant à rentrer.

Mais Khartoum a été complètement détruite pendant le conflit, l’économie s’est écroulée et l’état d’urgence continue dans ce pays dirigé par des militaires. Moi, je suis basée dans la capitale et je peux vous dire que ce n’est pas facile de trouver des choses à manger. Même avec beaucoup d’argent, il n’y a pas grand-chose.

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