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Ce film d’animation en stop-motion, en salles ce mercredi, a tout juste commencé, et déjà, on se demande ce qu’on est en train de voir… Bienvenue dans Junk World.
Thibault Liessi - Aujourd'hui à 09:00 - Temps de lecture :
Takahide Hori est d’une catégorie rarissime dans le cinéma (et encore plus d’animation), celle des démiurges barrés qui font tout en quasi-solitaire. À l’instar d’un Phil Tippett avec son Mad Dog, le cinéaste japonais, qui a commencé son tournage en autodidacte, a choisi la stop-motion pour donner vie à son univers. Ici, on est dans de la science-fiction dérangée, où robots rouillés et monstruosités mutantes évoluent dans un monde bringuebalant. Un monde déjà exploré dans Junk Head, sorti en 2021 en France, que Takahide Hori avait mis près d’une décennie à créer. À l’inverse, Junk World, qui se déroule avant l’action du premier film, n’a pris « que » trois années à être tourné.
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L’histoire de Junk World, où des camps adverses se retrouvent à s’allier face à une menace supérieure, est presque accessoire. D’une part parce qu’entre les voyages temporels et les mondes parallèles, le scénario est plus touffu que nécessaire. D’autre part car on a affaire à un cinéma de sensations, où l’important est surtout de découvrir la prochaine trouvaille visuelle du réalisateur. Un cinéma qui s’apprécie d’autant plus si on peut le partager, que ce soit en festival ou entre amis.
Junk World de Takahide Hori, en salles dès ce mercredi 13 mai. Durée : 1 h 45.


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