Sur la santé mentale et l’emprise amoureuse, Marie Rémond signe avec Élise sous emprise, en salles ce mercredi, un premier film entre comédie et drame, forcément humain.

Thibault Liessi - Aujourd'hui à 08:00 - Temps de lecture :

Marie Rémond est Élise, Élise est (pour beaucoup) Marie Rémond. Photo Films Grand Huit Marie Rémond est Élise, Élise est (pour beaucoup) Marie Rémond. Photo Films Grand Huit

L’angoisse de ne plus savoir qui on est, l’impression de perdre le contrôle ou même la peur des autres sont autant de sentiments qui peuvent être liés à une crise de panique. Comme tous les troubles psychiques, les causes sont multiples. La première scène d’Élise sous emprise, un groupe de parole en hôpital, montre la multitude d’histoires derrière ces épisodes de peur.

Or, l’histoire d’Élise est très personnelle pour Marie Rémond, comédienne et metteuse en scène de théâtre (formée à Strasbourg) qui signe son premier passage au cinéma à la fois devant et derrière la caméra : cette femme engluée dans une relation toxique avec un homme lui mentant sans vergogne (José Garcia), cette personne incapable de prendre les transports en commun, c’est elle.

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Entre deux branches d’arbustes et une chèvre

De cette réalité, Marie Rémond en tire une fiction où le rire vient surprendre dans les moments les plus noirs du film. C’est une troupe de théâtre franchement perdue dont Élise hérite à la suite de la mort soudaine du metteur en scène (Alain Françon), c’est un homme de passage qui a vécu (Gustave Kervern) philosophant entre deux branches d’arbustes et une chèvre.

Entre comédie et drame, Élise sous emprise ne choisit jamais, ce qui le rend d’autant plus humain. Un sentiment renforcé par la douceur du ton des dialogues, qui lui permettent d’aborder des sujets graves - la santé mentale, l’emprise amoureuse - avec l’universalité d’une conversation amicale. Car parfois, le chemin pour aller mieux passe aussi par la parole.

Élise sous emprise de Marie Rémond, en salles dès ce mercredi 13 mai. Durée : 1 h 42.

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