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  • « C'est l'angoisse » : qu'est-ce que la téléphonophobie, la peur de décrocher son ...

Cœur qui s'emballe, gorge serrée... Pour certaines personnes, passer un coup de fil est devenu une épreuve. La téléphonophobie touche particulièrement millennials et Gen Z, biberonnés aux messages écrits et au mode « Ne pas déranger ».

La rédaction - Aujourd'hui à 09:30 | mis à jour aujourd'hui à 09:58 - Temps de lecture :

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Il vous est déjà arrivé de paniquer à l’idée de devoir passer un coup de fil ? D'avoir la gorge serrée et le cœur qui bat fort quand vous voyez un numéro s’afficher sur votre téléphone ? Pire encore, quand vous avez manqué un appel et que vous devez rappeler ? Si c'est le cas, vous êtes peut-être victime de téléphonophobie : la peur panique de devoir passer ou recevoir un appel. 

Ce phénomène, encore peu décrypté par les experts, toucherait particulièrement la génération des millenials et des Gen Z, née entre les années 90 et 2000. Selon une étude américaine publiée en mai dernier et menée auprès des moins de 30 ans  en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine, 53 % des moins de 35 ans verraient les appels téléphoniques comme une forme d’intrusion. En Europe, 69 % de la Gen Z garde son téléphone en mode silence permanent et 74 % ignorent systématiquement les appels de numéros inconnus.

« J’ai une boule au ventre »

Rien d’étonnant quand on sait que la nouvelle génération a grandi avec des formes de communications alternatives et surtout virtuelles, comme les réseaux sociaux. « Quand je suis obligée d’appeler, il faut que je me fixe une date et un moment dans la journée. Les jours qui précèdent, j'y pense souvent. Et à chaque fois que ça me traverse l’esprit, j’ai une boule au ventre. C’est l’angoisse », avoue Astrid dans les colonnes de Marie Claire, qui ne cache pas que cette peur irrationnelle handicape sérieusement sa vie personnelle.

« Les mails, les textos, mais aussi la possibilité de prendre des rendez-vous en ligne : ça a changé ma vie ! Au téléphone, mes propos peuvent être parfois incompréhensibles tant le stress me paralyse », raconte-t-elle. À l’inverse du téléphone, les messages échangés par mail, SMS, WhatsApp ou Facebook permettent des conversations plus libres et sereines, permettant à l'interlocuteur réagir quand il le souhaite.

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