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Les organisations lycéennes et étudiantes, rejointes par une large intersyndicale, appellent à une journée nationale de mobilisation ce mardi, un acte III sous tension au lendemain de la grave blessure d'un lycéen à Lens. Suivez notre direct.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:33 | mis à jour aujourd'hui à 10:33 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Le mouvement lycéen vit ce mardi sa journée la plus attendue, avec des manifestations prévues partout en France, à Paris, Marseille, Toulouse, Rennes ou Strasbourg. L'appel des organisations lycéennes et de l'Union étudiante a été rejoint par la FCPE, une intersyndicale de l'éducation, la CGT et la FSU, qui en font une journée interprofessionnelle, y compris par la grève, ainsi que par la Confédération paysanne.

Cette mobilisation intervient au lendemain d'un drame à Lens, où un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade, qui a ravivé les accusations de violences policières. Le gouvernement, qui dit redouter un embrasement national, appelle à une contestation « pacifique » et « encadrée ». Gérald Darmanin réunit mardi matin les procureurs généraux pour évoquer les suites pénales.

En toile de fond, un bilan déjà très lourd depuis le 28 septembre : plus de 6 000 interpellations, 215 élèves blessés, 715 membres des forces de l'ordre touchés et dix enquêtes de l'IGPN ouvertes. Le gouvernement tente de déminer sur le fond, avec une reprise échelonnée des cours dès mercredi, une plateforme de consultation des lycéens et un premier bilan attendu le 16 octobre.

  • A Paris, des élus ont formé une chaîne humaine aux abords du lycée Hélène Boucher. Photo Sipa/Samuel Sotto

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    A Paris, des élus ont formé une chaîne humaine aux abords du lycée Hélène Boucher. Photo Sipa/Samuel Sotto

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  • Plusieurs syndicats et associations ont accusé le gouvernement de « réprimer » les mobilisations lycéennes avec une brutalité « disproportionnée ». Photo Sipa/Antonin Louis

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    Plusieurs syndicats et associations ont accusé le gouvernement de « réprimer » les mobilisations lycéennes avec une brutalité « disproportionnée ». Photo Sipa/Antonin Louis

  • L'Union syndicale lycéenne a promis un « acte III » particulièrement redouté par Matignon, qui estime que le mouvement a basculé vers des « violences urbaines ». Photo Sipa/Jeanne Accorsini

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    L'Union syndicale lycéenne a promis un « acte III » particulièrement redouté par Matignon, qui estime que le mouvement a basculé vers des « violences urbaines ». Photo Sipa/Jeanne Accorsini

  • Les autorités s'attendent à une journée très compliquée, avec une mobilisation parisienne qui pourrait rassembler entre 20 000 et 40 000 personnes. Photo Sipa/Antonin Louis  Photo Sipa/Antonin Louis

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    Les autorités s'attendent à une journée très compliquée, avec une mobilisation parisienne qui pourrait rassembler entre 20 000 et 40 000 personnes. Photo Sipa/Antonin Louis  Photo Sipa/Antonin Louis

  • Depuis le début de la mobilisation, plus de 5 000 personnes, dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue, a indiqué lundi la Chancellerie. A ce stade, 1 802 personnes font l'objet de poursuites. Photo Sipa/Antonin Louis

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    Depuis le début de la mobilisation, plus de 5 000 personnes, dont 87% de mineurs, ont été placées en garde à vue, a indiqué lundi la Chancellerie. A ce stade, 1 802 personnes font l'objet de poursuites. Photo Sipa/Antonin Louis

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  • Les lycéens réclament plus de moyens pour leurs établissements. Photo Sipa/Jules Buon

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    Les lycéens réclament plus de moyens pour leurs établissements. Photo Sipa/Jules Buon

Suivez cette nouvelle journée de mobilisation :

  • 10:30

    Les Écologistes appellent à manifester en blanc

    Comme d'autres partis et mouvement de gauche, les Écologistes ont appelé ce élus et parents à rejoindre la mobilisation lycéenne « avec des casques blancs, des brassards blancs, des vêtements blancs, pour aller protéger nos enfants dans les manifestations », selon les mots de leur cheffe Marine Tondelier, qui s'est exprimée devant un lycée de Lens (Pas-de-Calais), au lendemain d'un incident au cours duquel un élève de l'établissement a eu la main arrachée par une grenade policière.

  • 10:29

    L'Union étudiante salue une mobilisation « historique » et réclame 10 milliards d'euros

    Sur BFMTV, Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, a estimé que la mobilisation étudiante de ce mardi était « historique ». « Il y a des campus qui n'avaient jamais été bloqués auparavant. Je pense par exemple à Lyon I qui accueille la fac de droit. On a le campus de Sciences Po à Aix-en-Provence qui n'a jamais été bloqué, même en mai 1968 », a-t-elle expliqué sur la chaîne d'informations.

    Selon la porte-parole, les lycéens n'arrêteront pas de se mobiliser « tant qu'il n'y aura pas les 10 milliards sur la table ».

  • 10:03

    Ouverture de la plateforme de consultation destinée aux lycéens

    Pour répondre à la colère des lycéens, le gouvernement a ouvert ce mardi sur la plateforme Agora. « Tous les lycéens sont invités à faire connaître leurs difficultés, leurs attentes et leurs propositions pour améliorer leur scolarité », a indiqué le ministère de l'Éducation nationale dans un communiqué. « Cette consultation est ouverte à tous les lycéens, quels que soient leur établissement. » Deux grandes questions sont posées aux élèves : quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez et ce qui devrait être changé.

    Les contributions déposées sur la plateforme son anonymes. La consultation est ouverte jusqu'au 23 octobre.

  • 09:55

    Maintien de l'ordre : Laurent Nunez auditionné demain à l'Assemblée nationale

    Un lycéen avec une main arraché, un autre qui a perdu un oeil, plus de 200 jeunes blessés et dix enquêtes ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)... La question de la proportion ou de la disproportion des moyens employés par les forces de l'ordre face aux lycéens ces derniers jours soulève des débats. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez serait ainsi auditionné mercredi à 15 heures sur cette question du maintien de l'ordre par la commission des loi de l'Assemblée nationale.

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  • 09:48

    Parents convoqués après des débordements lycées : Roussel dénonce une méthode « humilante »

    Lundi matin, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué les parents de trois lycéens impliqués dans des violences lors des blocus. « On met en accusation des parents de manière humiliante », a dénoncé ce mardi sur LCI le Secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel. « Le gouvernement doit être mis en accusation d'avoir abandonné nos enfants (...) Ils sont responsables. On ne peut pas les mettre sur une chaise, les huit ministres de l'Education nationale, en leur disant “c'est de votre faute” ? Avec des parents devant eux », a poursuivi le candidat PCF à l'élection présidentielle.

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  • 09:28

    Syndicats, agriculteurs... La mobilisation lycéenne soutenue

    Outre les partis de gauche, l'acte III de la mobilisation des lycéens ce mardi est soutenu par plusieurs syndicats de l'Education nationale, notamment le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU. Des personnels de l'Education nationale sont aussi attendus dans les cortèges.

    Mais aussi par une large intersyndicale comprenant la CGT, FO, la CFDT, l'Unsa, Sud et Solidaire. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a d'ailleurs annoncé que « les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens, parce que nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée ». La Confédération paysage, syndicat agricole classé à gauche, a aussi appelé les agriculteurs à rejoindre le mouvement en tracteurs

  • 09:06

    « Il n'y a pas encore de fait établis » concernant la main arrachée d'un lycéen

    Interrogé sur la main arrachée d'un lycéen à Lens, lundi, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, concède qu'il s'agit d'un « drame ».

    « Je voudrais adresser mes pensées à ce jeune. Nous, notre priorité absolue c'est de protéger nos élèves (...). Une enquête de l'IGPN est en cours, il n'y a pas encore de faits absolument établis », poursuit le ministre.

  • 08:59

    « Il y a des violences extrêmes », pointe le ministre l'Éducation nationale

    « On est sur un drame humain », déplore Édouard Geffray, ce matin sur Franceinfo, au sujet du lycéen victime d'un tir de grenade lacrymogène à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise). « Il y a quand même des violences extrêmes à l'intérieur de ces mouvements (...). Depuis le début, j'ai appellé à ne pas encourager les blocages parce que dès les premiers jours, on a vu des éléments extrêmement violents », justifie néanmoins le ministre de l'Éducation nationale.

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  • 08:54

    Ségolène Royale juge « bonne » l'idée de Jean-Luc Mélenchon de porter des insignes blancs

    « On a été tellement surpris de la violence et de la cruauté de la répression sur les jeunes que c'est un spectacle très triste », s'émeut Ségolène Royal, ce matin, sur Franceinfo. La candidate à la primaire socialiste répond par ailleurs positivement à l'appel de Jean-Luc Mélenchon de porter des brassards ou casques blancs pour protéger les plus jeunes manifestants. « Je l'ai fait il y a quelques années (...). L'idée est bonne parce que ce qu'il se passe est invraisemblable. On est triste pour la France. »

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  • 08:35

    « La manière d'agir des policiers est proportionnée aux actes », selon Maud Bregeon

    « La manière d'agir est proportionnée aux actes observés », rétorque Maud Bregeon aux accusations de violences policières. Malgré la main arrachée d'un lycéen qu'elle qualifie de « drame », la porte-parole du gouvernement salue « le travail remarquable » des forces de police, indiquant toutefois que dix enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale.

  • 08:23

    Maud Bregeon demande aux lycéens de « s'exprimer de manière pacifique »

    Invitée sur France 2 ce matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon adoucit le ton, saluant une « manifestation encadrée avec des revendications qui sont pour partie légitime », et appelle les lycéens à « s'exprimer de manière pacifique ».

    Toutefois, maintient la minsitre de l'Energie, il convient de « faire la part des choses entre des lycéens qui ont des choses à nous dire et des actes violents, inadmissibles ».

  • 08:14

    Bally Bagayoko appelle Laurent Nuñez à « passer des messages pour éviter un drame »

    Invité sur RTL ce matin, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, insiste sur le fait que « l'urgence désormais est à la désescalade, mais surtout à la réponse politique et pas à la réponse policière ».

    « Nous ne devons pas avoir de blessés chez les lycéens », alerte l'édile. « J'appelle toutes celles et ceux qui vont se rendre à la manifestation à venir de manière pacifique. Et j'appelle le président de la République et le ministre de l'Intérieur à passer des messages rassurants pour éviter qu'on se retrouve avec un drame. »

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  • 07:59

    Marine Tondelier fustige « une répression hors norme » des lycéens

    En déplacement au lycée Behal de Lens, où un élève a perdu sa main lundi, blessé par une grenade de désencerclement, Marine Tondelier s'est indignée de la doctrine du maintien de l'ordre appliquée à l'occasion des manifestations lycéennes. « J'étais moi-même lycéenne à Lens, il y a 25 ans (...). Jamais j'aurais cru que moi, ni mes camarades de lycée, puissions être menacés par des armes de guerre », a réagi la candidate écologiste à l'élection présidentielle. 

    « Il y a un truc qui se passe dans ce pays qui n'est pas bien, les choses sont en train de dériver lentement mais sûrement. Il y a plein d'autorités publiques françaises, européennes, internationales, qui condamnent la doctrine du maintien de l'ordre en France », a-t-elle poursuivi. Les lycéens « font face à une répression hors norme ».

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  • 07:47

    Édouard Philippe interrogé sur les manifestations étudiantes dans « L’Heure de Vérité » ce jeudi

    L’emblématique émission politique « L’Heure de Vérité », revient ce jeudi à 20h40 sur France 2. Pour ce retour, Caroline Roux recevra Édouard Philippe, et candidat du parti Horizons à l’élection présidentielle. En plus des retraites, du pouvoir d’achat, de la dette, ou encore des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, l'ancien Premier ministre sera interrogé sur la colère des lycéens et la mobilisation qui s'étend dans toute la France.

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  • 07:38

    « 25 à 30 millions d’euros » : l’étonnant chiffrage de Laurent Wauquiez sur les dégâts en Auvergne-Rhône-Alpes

    Après quatre jours de manifestations, Fabrice Pannekoucke, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), et son prédecesseur devenu conseiller spécial, Laurent Wauquiez, ont estimé la facture des dégâts provoqués par les violences « entre 25 et 30 millions d’euros ». Soit quatre fois plus qu’en Île-de-France, et dix fois plus qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Le coût des dégâts au niveau national étant évaluée entre 44 et 54 millions d’euros, plus de la moitié serait donc enregistrée en Auvergne-Rhône-Alpes. L’estimation serait à prendre au sens large, incluant « les établissements et ce qui les environne », comme les véhicules touchés, selon Fabrice Pannekoucke. Il s’agit d’« une première évaluation et non un chiffrage définitif, établissement par établissement », explique encore l’entourage du président de Région.

    >> Lire l'article complet du Progrès

  • 07:30

    LFI interpelle Laurent Nuñez sur l’agression sexuelle subie par une manifestante

    Lundi soir, la députée insoumise Sarah Legrain a interrogé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, au sujet d’une vidéo montrant l’agression sexuelle subie par une manifestante, à Metz.

    Sur les images, initialement partagées par un militant de La France insoumise, on voit un homme, vraisemblablement un policier, maintenant une manifestante au sol en lui caressant les cheveux et la poitrine. « J’aimerais savoir si vous comptez faire quelque chose et si vous maintenez vos propos concernant le fait qu’il n’y avait aucune retenue demandée aux forces de l’ordre », a demandé l’élue de Paris à Laurent Nuñez.

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  • 07:27

    L'Union étudiante veut « faire grandir la mobilisation »

    « On appelle à massivement bloquer tous les lieux d'études pour être en capacité de continuer à faire grandir la mobilisation et se retrouver avec une convergence des lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes, mais aussi des travailleurs et des travailleuses, d'autres secteurs qui commencent à nous appuyer », a expliqué Eloïse Lefebvre-Milon, de l'Union étudiante, qui recensait une trentaine de sites bloqués déjà lundi. 

  • 07:16

    Le troisième syndicat agricole appelle à une « convergence des colères »

    La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, classé à gauche, a également appelé les agriculteurs à faire « converger » les « colères » et à rejoindre la mobilisation des lycéens avec leurs tracteurs.

  • 07:09

    L'intersyndicale de l’Éducation nationale au soutien des lycéens

    Des dizaines de milliers de lycéens vont de nouveau manifester partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés.

    Pour cet « Acte III » d'un mouvement qui a démarré mi-septembre en région parisienne avant de s'étendre, les lycéens ont reçu le soutien d'une intersyndicale de l’Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) qui a appelé à descendre dans la rue à leurs côtés, à Paris, Lyon, Marseille et une trentaine d'autres villes. « Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens », selon sa responsable Sophie Binet.

  • 07:05

    L'essentiel de lundi

    • Selon le ministère de l'Éducation, 589 établissements ont été perturbés ce lundi, contre plus d'un millier jeudi, et 400 à 500 lycées étaient fermés, dont plus d'un tiers en Île-de-France. Édouard Geffray a demandé une reprise échelonnée des cours à partir de mercredi, et la plateforme de consultation promise aux lycéens devait être mise en ligne dans la soirée.
    • Un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée à Lens. L'adolescent a été grièvement blessé par une grenade de désencerclement, dans des circonstances encore à établir et désormais confiées à l'IGPN. Geffray a reconnu une situation « humainement dramatique ». C'est l'un des incidents les plus graves d'un mouvement qui a fait, selon le gouvernement, 215 élèves blessés depuis son début.
    • Les bilans chiffrés confirment l'ampleur de la crise. Depuis le 28 septembre, les autorités recensent 6 059 interpellations, 5 060 gardes à vue dont 87 % de mineurs, 14 personnes écrouées et 715 policiers et gendarmes blessés. Pour la seule journée de lundi, un millier d'interpellations et 65 membres des forces de l'ordre blessés ont été comptabilisés. Dix enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes depuis le début du mouvement.
    • Le drame de Lens a durci l'affrontement politique. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des « provocations policières sans retenue » et salué « le plus puissant mouvement de jeunesse depuis 1968 », Marine Tondelier a parlé d'une « faute politique » et suspendu son congé maternité pour se rendre dans le Pas-de-Calais. À droite, Bruno Retailleau a proposé d'abaisser la majorité pénale à 15 ans, et une centaine de sénateurs LR a réclamé la Légion d'honneur pour le policier passé à tabac à Belfort.
    • L'acte III de la mobilisation, prévu ce mardi, est soutenu par une large intersyndicale de l'éducation, la CGT, la FSU, les partis de gauche et la Confédération paysanne, qui appelle les agriculteurs à rejoindre le mouvement en tracteur. Le gouvernement, qui redoute un embrasement, appelle à une mobilisation pacifique ; Gérald Darmanin réunira mardi les procureurs généraux, et le projet de loi « casseurs-payeurs » sera examiné au Sénat le 27 octobre.
  • 07:00

    Début du direct

    Bienvenue dans ce direct consacré au blocus des lycées partout en France. 

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