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Par Le Figaro avec AFP
Le 7 mars 2026 à 10h10
Des peines allant de six à sept ans de prison ont été prononcées à l’encontre de quatre hommes ayant tenté de cambrioler le domicile du champion de ski à Annecy.
Passer la publicité Passer la publicitéQuatre hommes ont été condamnés dans la nuit de vendredi à samedi à des peines entre six et sept ans de prison par la cour d'assises de Haute-Savoie, pour avoir tenté de cambrioler le champion de ski alpin Alexis Pinturault.
Agés de 22 à 25 ans et originaires de la région parisienne, ils étaient jugés pour une tentative de vol avec arme au domicile du skieur et de son épouse, situé sur les bords du lac d'Annecy, dans la nuit du 27 au 28 juillet 2023.
«Il faut mettre un frein à ce genre de délinquance qui se propage, que ce soit pour les objets de grande valeur, les bijoux, les montres, les bitcoins, etc», a réagi l'avocat du couple Me Jean-François Veroux.
Pinturault s’était interposé en désarmant un des quatre hommes
Le couple Pinturault avait été réveillé en pleine nuit alors que des individus cagoulés tentaient de s'introduire par la fenêtre de leur chambre, après avoir ligoté leur chien avec du ruban adhésif. Le skieur s'était interposé, luttant avec les cambrioleurs - et parvenant à en désarmer un - qui avaient finalement pris la fuite sous les cris d'une voisine appelant la police.
Le sportif, 34 ans aujourd'hui, avait reçu trois jours d'incapacité totale de travail (ITT) et son épouse, enceinte à l'époque, deux jours. Le couple a assisté au procès, qui a duré cinq jours et représenté une forme de «catharsis» en leur permettant de se «confronter à leurs agresseurs», selon Me Veroux.
«Ils sont dans un état de méfiance, de peur, de crainte, tout est compliqué. (...) Je ne pouvais pas me douter que ça les déstabilisait à ce point-là», a expliqué l'avocat.
Les quatre accusés, identifiés grâce à la vidéosurveillance et à l'exploitation de leurs données téléphoniques, avaient été interpellés en octobre 2023. L'ADN de l'un d'entre eux se trouvait sur la crosse d'un pistolet à plombs retrouvé sur le lieu des faits.
Leur expédition depuis la région parisienne, en multipliant les excès de vitesse et en forçant des barrières de péage, avait tourné au fiasco. Repartis sans butin, ils étaient tombés en panne sur l'autoroute, contraints de rentrer à Paris en train.
Me David Cazeneuve, l'un des avocats de la défense, estime que le dossier aurait dû être jugé devant un tribunal correctionnel. Les déclarations de culpabilité reposent «sur des éléments qui à mon avis prêtent beaucoup à question», a-t-il avancé.


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