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À la veille de la Semaine québécoise des personnes handicapées, le Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région de la Capitale-Nationale déplore que l’enveloppe promise par la CAQ n'ait pas été remise dans son ensemble. Malgré de l’aide pour certains services, l’offre est largement insuffisante, selon le Regroupement.
Véronique Vézina, directrice générale du Regroupement, explique que les besoins de ressources de répit pour les personnes handicapées et leurs familles sont énormes dans la région. On sait que, pour les personnes autistes, les personnes polyhandicapées, pour les territoires de Portneuf et Charlevoix aussi, il y a de très grands besoins qui demeurent non répondus.

Véronique Vézina souhaite que le gouvernement verse le reste de la somme promise pour le répit pour personnes handicapées et leurs familles.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Entre 250 et 300 personnes connues de nos services ont besoin de répit, assure Véronique Vézina.
Sur les 18 organismes qui offrent un service de répit dans la région de la Capitale-Nationale, plusieurs ont fermé leur liste d'attente parce qu'ils ont plus la capacité d'accueillir de nouvelles familles ou de nouvelles personnes, précise Mme Vézina.
L’autre 50 M$ nécessaire
En 2022, pendant la campagne électorale, la Coalition avenir Québec s’engageait à investir 100 millions de dollars pour ajouter 500 places dans les centres de répit pour personnes handicapées.
Si on veut vraiment éviter que les familles s'épuisent, il faut mettre en place un plan de service qui leur permet d'avoir des répits réguliers, prévient Véronique Vézina.
Malheureusement, on est vraiment au strict minimum pour chacune des familles.
Il faut savoir qu'actuellement, les barèmes, selon la complexité de l'intervention ou l'âge de la personne, le Ministère a considéré qu'on offre à une ressource à peu près 40 $ par jour, pour une famille. Ça peut être variable, un peu plus, un peu moins, mais à 40 $ par jour, on paye à peine trois heures d'un intervenant pour soutenir la personne, décrit Mme Vézina.
Elle espère que la Semaine québécoise des personnes handicapées soit le moment choisi pour que ça change. On espère que l'autre 50 millions qui a été promis va descendre cette semaine, pourquoi pas, lance-t-elle avec un large sourire.
De petits gains
À Cité-Joie, situé au Lac-Beauport, un nouveau programme permet d’offrir un peu plus de service de répit. L’endroit accueille tant des enfants que des adultes vivant avec un ou plusieurs handicaps et aussi des personnes autistes.
Un nouveau programme socioprofessionnel, chapeauté par le CIUSSS de la Capitale-Nationale, permet à Cité-Joie d’accueillir d’offrir un espace pour des gens qui ne sont pas capables d'intégrer le marché du travail , explique Olivier Piquer, directeur général de l’endroit. La ressource est destinée aux 21 ans et plus alors que les aides s'épuisent à partir de cet âge.

Olivier Piquer est directeur général de Cité-Joie qui offre des camps pour les personnes handicapées ou autistes et des périodes de répits à leurs proches.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Il leur fallait un endroit où ils puissent passer la journée, pour s'occuper et développer en même temps des aptitudes sociales, puis se côtoyer aussi, développer des liens d'amitié, ajoute M. Piquer.
Ce type d’aide réjouit Martin Houde, père d’un jeune homme handicapé, qui fréquente Cité-Joie depuis quelques années. Le centre de jour, je le vois beaucoup plus comme un lieu d'apprentissage puis d'épanouissement incroyable pour lui à travers ses pairs oui, mais à travers aussi des gens qui vont aborder les choses de façon différente et qui vont poser les questions, pas en en bébé. Ils vont vraiment y aller comme dans la vraie vie.

Le fils de Martin Houde profite des services et des installations de Cité-Joie depuis quelques années. Pour ce parent, ce type d'offre fait une grande différence.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Nous avons tenté de joindre le cabinet du ministre Lionel Carmant et Santé Québec. Nous attendons toujours des réponses de leur part.
Avec les informations de Philippe L’Heureux.


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