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DÉCRYPTAGE - Pour le chef de l’UDI, le possible affaissement des socialistes conjugué à la poussée nationaliste annoncée pourrait profiter à ses troupes aux sénatoriales.
Hervé Marseille est du genre superstitieux. Le président du groupe Union centriste évite de s’aventurer sur une projection chiffrée des élections sénatoriales pour ses bancs, qu’il dirige depuis 2017. Comme beaucoup, il observe les tendances, entend les estimations et juge tout à fait imaginable la création d’un groupe RN/UDR, de 10 élus minimum, voire, comme le projettent certains, de 14 membres. « Le nier, c’est sous-estimer la force du courant. Le RN ne peut pas être estimé à 35 % au niveau national et faire zéro sénateur », confie le parlementaire des Hauts-de-Seine. Et cette hypothèse, il l’anticipe comme la conséquence d’abord « mécanique » des derniers scrutins municipaux, notamment dans cette partie méditerranéenne du sud de la France, faille sismique de la droite.
Chez Les Républicains, partenaires des centristes au Sénat, on a plutôt tendance à minimiser l’impact de la probable poussée nationaliste sur les habitudes de la majorité sénatoriale. Mais pour Hervé Marseille, l’irruption…


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