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Un rapport remis le 9 juillet à Luis Vassy, directeur de Sciences Po, relève le manque criant de formation sur l’Europe dans le cursus de l’école, vingt-cinq ans après l’ouverture de son premier campus décentralisé consacré aux relations franco-allemandes.
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Luis Vassy, directeur de Sciences Po Paris, à Paris, le 28 mai 2026. En 2000, Richard Descoings, alors directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, ouvrait, à Nancy, le premier des six campus décentralisés de Sciences Po. Au programme, les relations franco-allemandes.
Pour l’école de la rue Saint-Guillaume (dans le 7e arrondissement), qui forme tant de hauts fonctionnaires français, il y avait là une logique indéniable à intégrer dans son cursus l’étude d’une dynamique au cœur de la construction européenne. Vingt-cinq ans plus tard, l’Europe reste pourtant mal traitée au sein de l’institution et, pour y remédier, Luis Vassy, qui en a pris les rênes en 2024, réfléchit à l’ouverture d’une antenne à Bruxelles, au cœur des institutions communautaires, comme l’a révélé le quotidien Les Echos, le 13 juillet.
L’ancien directeur de cabinet de Stéphane Séjourné, au ministère des affaires étrangères, a mandaté Laurence Boone, ex-secrétaire d’Etat aux affaires européennes, et Marc Lazar, professeur émérite à Sciences Po, pour travailler à la place de l’Europe dans la formation de Sciences Po. Les conclusions de ce « comité Europe », qui réunit une quarantaine de personnalités et lui ont été remises le 9 juillet, sont claires : « Un étudiant peut aujourd’hui accomplir toute sa scolarité à Sciences Po sans recevoir de formation substantielle sur l’Europe », ce qui explique que « les étudiants ne choisissent pas spontanément Sciences Po pour l’Europe et se tournent vers [le collège de] Bruges ou la LSE [London School of Economics] ».
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