Présentée comme une alternative moins nocive au tabac, la cigarette électronique s'est rapidement imposée dans le quotidien de millions de Français. Mais que sait-on vraiment de ses effets sur notre santé ? Une expertise de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publiée le 4 février vient éclairer cette question.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 - Temps de lecture :

  •  59 % des vapoteurs adultes utilisent la cigarette électronique depuis plus de 2 ans.Photo Adobe Stock

    Le vapotage est désormais bien ancré dans les habitudes des Français : plus de 3 millions d’adultes vapotent chaque jour, soit plus de 6 % de ce groupe de population, selon le dernier baromètre de Santé publique France. Et cette pratique s’inscrit dans la durée : 59 % des vapoteurs adultes utilisent la cigarette électronique depuis plus de 2 ans.

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  • Le vapotage repose sur le chauffage d’un liquide sans combustion. Cependant, cette absence de combustion n’exclut pas l’exposition du vapoteur à des substances toxiques. Compte tenu de la forte croissance de cet usage, l’Anses a engagé une évaluation des risques sanitaires liés au vapotage (analyse de la littérature scientifique, des enquêtes sur les pratiques de vapotage en France…).Photo Adobe Stock

    Le vapotage repose sur le chauffage d’un liquide sans combustion. Cependant, cette absence de combustion n’exclut pas l’exposition du vapoteur à des substances toxiques. Compte tenu de la forte croissance de cet usage, l’Anses a engagé une évaluation des risques sanitaires liés au vapotage (analyse de la littérature scientifique, des enquêtes sur les pratiques de vapotage en France…).

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  • L’une des découvertes importantes de cette expertise concerne les substances émises lors du vapotage. L’Anses a évalué les risques liés à plusieurs aldéhydes (acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal, propionaldéhyde) – des composés reconnus pour leur toxicité et leur potentiel cancérogène.Photo Adobe Stock

    L’une des découvertes importantes de cette expertise concerne les substances émises lors du vapotage. L’Anses a évalué les risques liés à plusieurs aldéhydes (acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal, propionaldéhyde) – des composés reconnus pour leur toxicité et leur potentiel cancérogène.

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Le vapotage est désormais bien ancré dans les habitudes des Français : plus de 3 millions d’adultes vapotent chaque jour, soit plus de 6 % de ce groupe de population, selon le dernier baromètre de Santé publique France.

Et cette pratique s’inscrit dans la durée : 59 % des vapoteurs adultes utilisent la cigarette électronique depuis plus de 2 ans.

 Le vapotage repose sur le chauffage d’un liquide sans combustion. Cependant, cette absence de combustion n’exclut pas l’exposition du vapoteur à des substances toxiques.

Compte tenu de la forte croissance de cet usage, l’Anses a engagé une évaluation des risques sanitaires liés au vapotage (analyse de la littérature scientifique, des enquêtes sur les pratiques de vapotage en France…).

Des effect cardiovasculaires probables

Ainsi, l’expertise révèle plusieurs motifs d’inquiétude .Il y a d'abord ces probables effets cardiovasculaires, avec notamment une augmentation de la pression artérielle lorsque les produits contiennent de la nicotine.

L'étude a égaglement observé la survenue possible d’effets sur les voies respiratoires et l’augmentation des risques de cancer, que le produit contienne de la nicotine ou non.

Enfin, des effets possibles sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé
in utero ont été notés.

 Des risques liés à l’inhalation de substances toxiques

L’une des découvertes importantes de cette expertise concerne les substances émises lors du vapotage. L’Anses a évalué les risques liés à plusieurs aldéhydes (acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal, propionaldéhyde) – des composés reconnus pour leur toxicité et leur potentiel cancérogène.

Selon l’agence sanitaire, « l’absence de combustion n’empêche pas la présence d’aldéhydes dans les émissions du vapotage, et l’inhalation de ces substances présente un risque sanitaire pour le vapoteur ».

 Pas d'initiation pour les jeunes et les non-fumeurs

Face à ces résultats, l’Anses formule des recommandations claires. Pour les non-fumeurs et les jeunes, elle déconseille fermement toute initiation au vapotage.

Elle rappelle l’importance d’appliquer strictement les dispositions interdisant la vente aux mineurs et la publicité pour ces produits, afin d’éviter la banalisation de cette pratique. La consommation par les adolescents étant largement motivée par un effet de mode et l’attrait pour certains produits de vapotage au goût fruité.

Pour les fumeurs, un outil transitoire

Pour les fumeurs cherchant à arrêter, la cigarette électronique peut être envisagée, mais uniquement comme une solution transitoire dans une démarche globale de sevrage tabagique.

L’Anses souligne l’importance d’un accompagnement par des professionnels de santé (tabacologue, médecin, infirmier, pharmacien) dans ce parcours.

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