Un évènement qui chasse l’autre, des canaux d’information à profusion… Le sociologue Edgar Morin parlait de « nuage informationnel », pour caractériser cette abondance d’actualités en tous genres qui nous envahit, au quotidien. Au point de saturer parfois notre cerveau. C’est la fatigue informationnelle !

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Selon une étude de 2022 coordonnée par la Fondation Jean Jaurès, 53 % des Français déclarent souffrir de fatigue informationnelle.Photo Adobe Stock

    Selon une étude de 2022 coordonnée par la Fondation Jean Jaurès, 53 % des Français déclarent souffrir de fatigue informationnelle.

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • Ce travail faisait référence aux seules actualités, mais selon la thérapeute et psychopédagogue Amélie Donadieu, la fatigue informationnelle englobe également « toutes les notifications et autres alertes, liées à la sphère professionnelle ou aux réseaux sociaux que nous recevons chaque jour ».Photo Adobe Stock

    Ce travail faisait référence aux seules actualités, mais selon la thérapeute et psychopédagogue Amélie Donadieu, la fatigue informationnelle englobe également « toutes les notifications et autres alertes, liées à la sphère professionnelle ou aux réseaux sociaux que nous recevons chaque jour ».

    Photo Adobe Stock

  •  il arrive un moment où cette exposition excessive et continue aux sollicitations nous amène à une forme de saturation. « L’un des rôles de notre cerveau est de faire le tri, de hiérarchiser les informations qu’il reçoit. Mais parfois, il ne peut plus… ». Et ce d’autant plus, « si les actualités sont anxiogènes, négatives, contradictoires etc. », enchaîne-t-elle, en référence aussi – au-delà de la quantité – à la nature des informations traitées.Photo Adobe Stock

    Problème : il arrive un moment où cette exposition excessive et continue aux sollicitations nous amène à une forme de saturation. « L’un des rôles de notre cerveau est de faire le tri, de hiérarchiser les informations qu’il reçoit. Mais parfois, il ne peut plus… ». Et ce d’autant plus, « si les actualités sont anxiogènes, négatives, contradictoires etc. », enchaîne-t-elle, en référence aussi – au-delà de la quantité – à la nature des informations traitées.

    Photo Adobe Stock

Selon une étude de 2022 coordonnée par la Fondation Jean Jaurès, 53 % des Français déclarent souffrir de fatigue informationnelle.

Ce travail faisait référence aux seules actualités, mais selon la thérapeute et psychopédagogue Amélie Donadieu, la fatigue informationnelle englobe également « toutes les notifications et autres alertes, liées à la sphère professionnelle ou aux réseaux sociaux que nous recevons chaque jour ».

Saturation ! 

Problème : il arrive un moment où cette exposition excessive et continue aux sollicitations nous amène à une forme de saturation. « L’un des rôles de notre cerveau est de faire le tri, de hiérarchiser les informations qu’il reçoit. Mais parfois, il ne peut plus… ». Et ce d’autant plus, « si les actualités sont anxiogènes, négatives, contradictoires etc. », enchaîne-t-elle, en référence aussi – au-delà de la quantité – à la nature des informations traitées.

Quels signes ? 

« Contrairement à une surcharge ponctuelle, cette fatigue va s’installer de façon progressive. Au point d’altérer la concentration, la capacité de réflexion, la prise de décision et le bien‑être psychologique », ajoute la thérapeute. Avec de façon concrète, des signes qui doivent alerter :

  • la difficulté à décrocher, en particulier des actus, des vidéos, des réseaux sociaux ;
  • une sensation de « brouillard mental», caractérisée par des difficultés à maintenir son attention et à se concentrer sur une tâche ;
  • une irritabilité, une nervosité, « avec un seuil de tolérance qui diminue», pointe Amélie Donadieu ;
  • une tendance à la dispersion : « on se rend compte qu’on zappe en permanence d’une chose à une autre. Par exemple, on lit un titre, puis un autre. On a l’impression de connaître le sujet en question mais en fait, pas du tout… » Elle pointe une forme de survol de l’actualité, d’absence de profondeur, de nuances, de mises en perspectives des informations reçues. Et le risque qu’au final, notre cerveau s’en satisfasse.

Réagir

Pour Amélie Donadieu, « reprendre la main sur sa consommation ne signifie pas s’interdire d’accéder aux informations et ne plus consulter son portable. C’est impossible ». Si cette fatigue commence à vous envahir, elle suggère de commencer par suivre ces trois conseils :

  • choisir son moment pour s’informer, surtout lorsque l’on est au travail et que l’on doit se concentrer : « tel créneau pendant 5 ou 10 minutes. Quitte à mettre une alarme, sinon, on ne se rend pas compte du temps qui passe», glisse-t-elle. « Le reste du temps, on peut être en mode d’avion » ;
  • laisser le téléphone à distance pendant les repas ou autres moments conviviaux. « Non seulement vous profitez de l’instant mais en plus vous donnez du répit à votre cerveau», poursuit-elle.
  • cesser le multi-écrans ! Et lâcher le téléphone portable le soir…

Dans tous les cas, n’hésitez pas à consulter si vous en ressentez le besoin. Ou la nécessité, face à ce qui pourrait s’apparenter à une véritable addiction.

Articles les plus lusMagazine Santé