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Face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), l'OMS a annoncé jeudi la mise à disposition de 70.000 doses du vaccin Ervebo.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:38 | mis à jour aujourd'hui à 17:44 - Temps de lecture :
Face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), l'OMS a annoncé jeudi la mise à disposition de 70.000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre la souche Zaïre du virus, mais pas contre la souche Bundibugyo qui sévit dans le pays. « Cette allocation comprend 20.000 doses destinées à un essai clinique de phase 3 visant à évaluer l'impact du vaccin sur le virus Bundibugyo, et 50.000 doses pour les travailleurs de première ligne et les professionnels de santé » en RDC, a expliqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.
La RDC a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d'Ebola, dans des régions du nord et de l'est où la présence de l'Etat est fragile, les infrastructures de santé démunies et la riposte dépassée par l'explosion des cas. L'épidémie a déjà fait 2.420 morts sur 5.105 cas confirmés, selon les dernières données publiées par l'OMS, faisant de cette flambée d'Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, où elle se propage à une vitesse sans précédent. La semaine dernière, la RDC a demandé la mise à disposition de vaccins Ervebo provenant du stock mondial du Groupe international de coordination (GIC) de l'approvisionnement en vaccins, dont sont membres l'OMS, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et l'ONG Médecins sans frontières (MSF), avec le soutien financier de l'Alliance du vaccin (Gavi).
« Lundi, le GIC a informé le gouvernement de la RDC d'une première mise à disposition immédiate de 70.000 doses », indique l'OMS dans son communiqué. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué cette décision sur le réseau X, la qualifiant d'« exemple important de la solidarité internationale à l'oeuvre ».
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D'autres vaccins en phase d'essais cliniques
Les experts de l'OMS ignorent encore si l'Ervebo protège contre la souche Bundibugyo chez l'humain. Mais de premières données en laboratoire et sur des animaux suggèrent qu'il pourrait offrir une certaine protection. Le 7 août, l'OMS avait recommandé d'évaluer dans un essai clinique l'Ervebo, qui est produit par le laboratoire pharmaceutique américain Merck. Cet essai « devrait fournir de nouvelles données importantes » et « indispensables » pour guider les décisions concernant l'utilisation future du vaccin Ervebo, a indiqué l'OMS jeudi. « Il est essentiel que les personnes auxquelles le vaccin est proposé, dans le cadre de l'essai clinique ou en dehors, soient informées des risques, des bénéfices potentiels et des limites » liés à son utilisation lors d'une flambée de Bundibugyo, « et qu'elles puissent donner leur consentement éclairé », a-t-elle relevé.
Deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo sont en phase d'essais cliniques: l'un est développé par le groupe américain Moderna, qui utilise la technologie de l'ARNm, et l'autre par l'université d'Oxford (Royaume-Uni). Par ailleurs, un vaccin « rVSV Bundibugyo », présenté par l'OMS comme « le plus prometteur », doit être développé par Hilleman Laboratories, organisation basée à Singapour. Mardi, le chef de l'OMS avait averti que l'épidémie était « loin d'être maîtrisée ». Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.


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