NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La grande enquête Contexte des sexualités en France, conduite par Santé publique France, montre qu’une femme sur trois et un homme sur cinq présentent des difficultés sexuelles persistantes.
En partenariat avec Destination Santé - 10 juin 2026 à 09:25 | mis à jour le 10 juin 2026 à 09:25 - Temps de lecture :
-
Les dysfonctions sexuelles qui durent dans le temps sont finalement assez fréquentes au sein de la population française adulte : plus d’un tiers des femmes et près d’un cinquième des hommes. Ce constat provient de l’enquête Contexte des sexualités en France 2023 (CSF-2023) de Santé publique France.
Photo Adobe Stock
-
-
Les dysfonctions sexuelles regroupent un ensemble large de symptômes susceptibles d’altérer la qualité de la vie sexuelle. En s’appuyant sur une approche à la fois psychosociale et physiologique de la fonction sexuelle, cette étude visait à actualiser la réalité des dysfonctions chez les personnes vivant en France hexagonale et repérer les conséquences sur la sexualité.
Photo Adobe Stock
-
Concrètement, 9 118 personnes, âgées de 18 à 89 ans et sexuellement actives au cours de l’année ont été interrogées sur les troubles du désir, la dyspareunie (douleurs ressenties avant, pendant ou après les rapports sexuels) et le manque de plaisir. Chez les femmes, la sécheresse vaginale a également été évaluée, tandis qu’on questionnait les hommes sur les troubles de l’érection. Tout en analysant la persistance des troubles pendant au moins six mois et leur retentissement sur la qualité de la vie sexuelle.
Photo Adobe Stock
Les dysfonctions sexuelles qui durent dans le temps sont finalement assez fréquentes au sein de la population française adulte : plus d’un tiers des femmes et près d’un cinquième des hommes. Ce constat provient de l’enquête Contexte des sexualités en France 2023 (CSF-2023) de Santé publique France.
Les dysfonctions sexuelles regroupent un ensemble large de symptômes susceptibles d’altérer la qualité de la vie sexuelle. En s’appuyant sur une approche à la fois psychosociale et physiologique de la fonction sexuelle, cette étude visait à actualiser la réalité des dysfonctions chez les personnes vivant en France hexagonale et repérer les conséquences sur la sexualité.
Près de 10 000 personnes interrogées
Concrètement, 9 118 personnes, âgées de 18 à 89 ans et sexuellement actives au cours de l’année ont été interrogées sur les troubles du désir, la dyspareunie (douleurs ressenties avant, pendant ou après les rapports sexuels) et le manque de plaisir. Chez les femmes, la sécheresse vaginale a également été évaluée, tandis qu’on questionnait les hommes sur les troubles de l’érection. Tout en analysant la persistance des troubles pendant au moins six mois et leur retentissement sur la qualité de la vie sexuelle.
19 % des hommes et 36 % des femmes ont au moins un trouble sexuel persistant
Au total, 18,9 % des hommes et 36,4 % des femmes déclarent au moins un trouble sexuel persistant. Par ailleurs, 10,9 % des hommes et 21,2 % des femmes rapportent des troubles associés à une détresse. Sans surprise, la fréquence de ces troubles augmente avec l’âge et avec une altération de l’état de santé. Chez les femmes, elle est également associée à la survenue de violences sexuelles au cours de la vie.
Chez les hommes, le trouble le plus fréquent à l’adolescence et au début de l’âge adulte est l’éjaculation prématurée, tandis que la dysfonction érectile est rare avant 30 ans mais augmente avec l’âge, en lien avec les comorbidités cardiovasculaires et métaboliques.
Chez les femmes, les jeunes adultes rapportent surtout un désir sexuel hypoactif, des difficultés vis-à-vis de l’orgasme et parfois des douleurs (dyspareunie), tandis qu’avec l’âge (après 60 ans) apparaissent plus fréquemment des troubles de la lubrification et une baisse de l’intensité orgasmique.
Par comparaison, une méta-analyse récente internationale (2017-2022) regroupant 23 études estimait la prévalence globale des dysfonctions sexuelles à 31 % chez les hommes et 41 % chez les femmes. Cette proportion atteignait 68 % chez les personnes vivant avec une maladie chronique.
Augmentation des dysfonctions sexuelles avec l’âge, pour les deux sexes
Tous les symptômes sont plus fréquents chez les femmes à tous les âges, à l’exception des difficultés à atteindre l’orgasme. Chez les hommes, la prévalence de l’ensemble des symptômes augmente avec l’âge, avec un gradient particulièrement net passé 60 ans.
Chez ces derniers, l’absence de partenaire et le fait de vivre en milieu urbain sont associés à une probabilité plus élevée de dysfonctions sexuelles, tandis que les antécédents de pathologies urogénitales sont aussi un facteur de risque. Chez les femmes, un niveau d’instruction plus élevé est associé à une déclaration plus fréquente de dysfonctions. Pour les deux sexes, l’incapacité fonctionnelle et les antécédents de violences sexuelles sont fortement liés à une augmentation du risque de troubles.
Selon les auteurs de cette recherche, « les résultats mettent en évidence la nécessité d’intégrer la prise en charge des dysfonctions sexuelles dans une approche globale de la santé, en raison des liens étroits entre santé sexuelle et santé générale. »
Ils soulignent : « bien que les dysfonctions occupent une place importante dans le bien-être sexuel, plus d’un tiers des personnes qui en déclarent indiquent qu’elles n’affectent pas leur sexualité. Ces manifestations physiques sont qualifiées de troubles ou de dysfonctions car elles s’écartent d’une norme définie à des fins de classification. Toutefois, leur retentissement ressenti varie selon les attentes individuelles, les pratiques et la manière dont chacun se rapporte aux injonctions de performance sexuelle ».
Cette analyse montre que les dysfonctions sexuelles sont fréquentes et qu’elles peuvent avoir un impact sur le bien-être. Elles renvoient à des enjeux de santé sexuelle encore insuffisamment pris en compte, notamment la sexualité des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et les conséquences des violences sexuelles.


3 day_ago
8



























.jpg)






French (CA)