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Des salariés de l'entreprise Sanofi de Ploërmel (Morbihan) tirent la sonnette d'alarme sur le devenir du site après l'annonce de la cession au groupe allemand Cheplapharm.
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Par Ludivine Ageon Publié le 15 sept. 2026 à 10h15
Les visages sont fermés. L’inquiétude est palpable devant l’entrée du site Sanofi de Ploërmel (Morbihan) sur la zone du Bois Vert en cette rentrée de septembre.
Le laboratoire créé en 1981, spécialisé dans la transformation d’une matière première issue de l’industrie porcine en héparine pharmaceutique de haute pureté, qui entre ensuite dans la chaîne de fabrication d’anticoagulants comme le Lovenox est aujourd’hui sur la sellette.
En effet, le site spécialisé qui emploie 62 salariés pourrait être fragilisé par une alliance européenne. Le laboratoire prévoit de céder au groupe Cheplapharm l’intégralité de la licence et des droits du Lovenox, ainsi que de l’usine de Ploërmel.
Le groupe pharmaceutique a en effet annoncé son intention d’entrer à hauteur de 26,4 % au capital de la société familiale allemande Cheplapharm.
Dans le même temps, Sanofi va lui céder trois sites de production spécialisés dans la fabrication de l’anticoagulant Lovenox, dont celui de Ploërmel.
De quoi inquiéter les salariés réunis en assemblée général devant l’usine en ce lundi 14 septembre 2026, qui, malgré la promesse du maintien des emplois pendant trois ans, s’interrogent sur leur avenir à plus long terme.
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