NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À son premier match avec l'équipe canadienne en plus de deux ans, Samuel Piette voulait profiter du moment avec les partisans, avec sa famille et ses amis. Mais le Québécois avait aussi quelque chose à prouver, samedi après-midi, au Stade Saputo.
Un doublé de Jacob Shaffelburg marqué en première demi a permis au Canada de l'emporter 2-0 face au Pérou, dans un match amical présenté à Montréal.
Le sélectionneur Jesse Marsch avait mentionné qu'il avait l'intention de faire jouer les onze joueurs qui allaient être sur le banc. Alors que le Canada amorce un nouveau cycle de quatre ans en prévision de la prochaine Coupe du monde, le moment est propice aux expériences et Marsch a donc tenu parole. Tel que promis, tous les joueurs, à l'exception des gardiens de but, ont obtenu des minutes de jeu.
Le Québécois, aujourd'hui âgé de 31 ans, avait fait ses débuts avec la sélection nationale à l'âge de 17 ans. Il a été pendant longtemps l'un des rouages importants du Canada, mais les années ont passé, les jeunes joueurs n'ont cessé de s'améliorer et peu à peu, Piette a perdu sa place au sein de l'équipe. La dernière fois qu'il a porté le maillot rouge, c'était dans un match contre les États-Unis, à l'été 2024. Il n'avait pas complètement perdu espoir, mais il restait tout de même lucide.
Et puis, il y eu cet appel de Jesse Marsch, qui lui a offert de rejoindre l'équipe nationale pour ce match disputé à la maison. Avant le match, on a honoré le capitaine du CF Montréal. Il a été présenté aux 19 619 spectateurs réunis au Stade Saputo, entouré de sa conjointe, son fils et ses parents.
À la 62e minute, on a vu une séquence plutôt inusitée alors que neuf joueurs ont été substitués. Samuel Piette est demeuré au banc, attendant son tour.
Quelques minutes plus tard, sous une ovation de la foule, il a fait son entrée dans le match alors que Stephan Eustaquio lui a remis le brassard de capitaine.
Ça fait chaud au cœur c'est sûr. Je pense qu'on fait justement ce métier-là, ce sport-là pour vivre des émotions comme ça. Je remercie les partisans, Jesse Marsch, le geste qu'il m'a offert, ça vaut beaucoup. En connaissant les partisans ici à Montréal, je sais qu'on aime notre monde, on aime notre sport, on aime notre équipe. J'ai reçu un bel accueil et c'est grandement apprécié, a confié Piette.
Sur le terrain, Piette a retrouvé en milieu de terrain son ancien coéquipier Mathieu Choinière. Ce même joueur qui disait, il y a quelque jours à peine, à quel point Piette avait été un modèle pour lui, comment sa présence sur le terrain le rassurait. Le jeu s'est soudainement dynamisé, les deux joueurs ont retrouvé leur chimie d'antan. Samuel Piette jouait profondément en territoire adverse, aux abords de la surface de réparation. Un style de jeu qui ne correspond pas classiquement à celui qui joue en position 6 et certainement pas à celui que Samuel Piette nous a habitué depuis le début de sa carrière.
Il y a eu ce moment, à l'entrée de la surface de réparation, où le ballon s'est retrouvé directement sur Samuel Piette. On a senti le stade retenir son souffle. S'il avait fallu que le Québécois marque un but... C'eût été un scénario digne d'une film, mais rapidement, l'espace s'est refermé devant lui.
Je ne recherchais pas ce but-là en toute honnêteté, je sais que ce n'est pas mon style et ce n'est pas dans mes responsabilités. Mais c'est le style que Jesse veut avoir : des milieux de terrain qui sont haut sur le terrain, prêts à récupérer le ballon lorsqu'on le perd autour de la surface de réparation. J'ai eu la chance d'en récupérer quelques-uns. J'ai aimé être sur le terrain, représenter le pays et je pense que j'ai bien performé, donc je suis content.
Dans une saison plutôt difficile où Samuel Piette a été relégué, plus souvent qu'autrement, à un rôle de réserviste avec le CF Montréal, ce match a l'effet d'un baume. Il a semblé plus libre, venu pour s'amuser. Il voulait faire plaisir aux partisans, permettre à sa famille de passer un bon moment. Il avait cependant mentionné, plus tôt au courant de la semaine, qu'il voulait prouver à tout le monde, mais surtout à lui-même, qu'il avait encore ce qu'il fallait pour jouer au plus haut niveau. Après le match, il avait l'impression d'avoir remporté son pari.
Je voulais prouver que j'ai encore les jambes, que je suis encore capable de performer, d'être au niveau de l'équipe nationale et des joueurs qui m'entourent. La qualité individuelle de chaque joueur ici est de plus en plus haute, les joueurs jouent dans des grands clubs européens ou performent en MLS. De pouvoir me comparer un peu à chaque entraînement et dans le match contre une bonne équipe comme le Pérou, ça fait en sorte que tu regardes si tu es en retard ou si tu as perdu du niveau. Personnellement, je me suis bien senti.
Pour le moment, Samuel Piette n'est pas prêt à parler de retraite international. Mais la réalité, c'est qu'à 31 ans, ses plus années sont derrière lui. Mais aussi, le Canada regorge maintenant de talents et de jeunes joueurs capables d'aspirer au plut haut niveau. La compétition est féroce à l'interne.
Ce que Samuel Piette a démontré, c'est qu'il demeure un leader hors pair. Avant le match, avant même qu'il mette les pieds dans le vestiaire canadien pour la première fois en deux ans, c'est lui qui a pris la parole.
Il a dit ce que ça représentait de porter ce maillot. Ça représentait bien Sam. Tout le monde a compris, a raconté Jesse Marsch
Samuel Piette a été direct envers son sélectionneur.
Je suis quelqu'un d'ambitieux et je veux être de tous les coups. Je suis disponible si on m'appelle, je l'ai mentionné clair, net et précis à Jesse. Après, c'est à moi de continuer à pousser et de bien performer avec mon club pour me donner des chances de me faire appeler, a reconnu Piette.
Peut-être était-ce son dernier match avec l'équipe canadienne et si c'est le cas, le Québécois sort la tête haute. Aujourd'hui, sur le terrain, il y avait des joueurs comme Nathan Saliba et Mathieu Choinière qui ont grandi en l'idolâtrant. Voilà le lègue que laisse de Samuel Piette.
L'heure des expériences

Jacob Shaffelburg a inscrit les deux buts du Canada contre le Pérou, samedi, au Stade Saputo.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Ce match amical aura donc été l'occasion pour Jesse Marsch de faire des expériences, de mettre à de jeunes joueurs d'obtenir leurs premières minutes avec le Canada. Il a d'abord osé offrir une première sélection au gardien de but Owen Goodman, alors que le Québécois James Pantemis était sur le banc. À la lumière du travail effectué en entraînement au cours des derniers jours, Marsch a jugé que Goodman était celui qui méritait ce départ et le gardien de but lui a donné raison.
Richard Chukwu, 18 ans seulement, a aussi eu sa chance sur le onze partant. Si le jeune défenseur s'est fait surprendre à quelques reprises, il a réussi à se reprendre de belle façon. Le joueur du CF Montréal, Luca Petrasso, a été ajouté à la formation à quelques heures du match et a aussi obtenu ses premières minutes à l'âge de 26 ans.
Alors que le Canada amorce un nouveau cycle de quatre ans en prévision de la prochaine Coupe du monde, les joueurs sont unanimes en disant que la sélection fait maintenant partie des plus grandes nations de soccer au monde. Ce duel contre le Pérou était une occasion de le prouver, mais le prochain test sera la Ligue des nations, au mois de novembre.
D'ici-là, le Canada affrontera les États-Unis mercredi prochain, au Minnesota.


4 hour_ago
28



























.jpg)






French (CA)