NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Pendant que l’ONU condamne les colonies israéliennes, un salon en France accueille un programme proposant d’y emménager.
Un salon de l’immigration avec une option colonisation
Sur son site officiel, l’Agence juive présente un événement destiné à accompagner les personnes souhaitant faire leur alyah, c’est-à-dire immigrer en Israël. Depuis 2023, 150 000 Israéliens ont choisi de s’exiler, une fuite des cerveaux : ce sont majoritairement des personnes hautement éduquées, des diplômés du supérieur et des employés du secteur de la tech.
Les visiteurs pourront rencontrer des représentants du ministère israélien de l’Alya et de l’Intégration, obtenir des renseignements sur le marché du travail, les assurances, les écoles ou encore les démarches administratives.
Mais un nom attire particulièrement l’attention dans la liste des participants : Lekh Lekha, un programme d’immigration collective proposant notamment des installations à Tal Menashe et Alon Shvut, deux colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée.
Et les arguments commerciaux ne manquent pas.
À Tal Menashe, le programme propose des logements préfabriqués avec des loyers particulièrement avantageux pendant deux ans, avant d’éventuelles possibilités d’acquisition à prix modéré.
À Alon Shvut, même principe : logements à loyers modérés et perspectives d’achat immobilier.
On pourrait presque s’attendre à recevoir un grille-pain pour toute nouvelle installation. Il manque seulement un petit détail sur la brochure : le territoire concerné est palestinien.
Le salon de l’Alyah se tiendra ce dimanche à Paris. Il propose des logements dans les colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés.
J’ai écrit au préfet de police de Paris pour en demander l’interdiction, relayant la demande des associations @contactujfp, NIDAL, @JURDIasso et @AFPSOfficiel
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) October 8, 2026
Aymeric Caron demande l’interdiction du salon
Le député Aymeric Caron a écrit le 6 octobre au préfet de police de Paris pour demander l’interdiction de l’événement. Une démarche soutenue par plusieurs organisations mobilisées pour les droits des Palestiniens, notamment l’Union juive française pour la paix (UJFP) et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).
Le problème dénoncé n’est pas l’immigration juive vers Israël en elle-même, mais la présence d’un programme facilitant l’installation dans des colonies implantées sur des territoires palestiniens occupés.
Cette distinction est essentielle. Le Salon de l’Alyah ne se résume pas à une foire immobilière consacrée aux colonies. Il propose de nombreux services et destinations. Mais la présence de Lekh Lekha suffit à poser une question embarrassante : peut-on, depuis la France, promouvoir des installations dans des colonies condamnées par le droit international ?
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’activité provoque un scandale.
La Cour internationale de Justice n’a pourtant pas laissé de place au doute
Dans son avis consultatif du 19 juillet 2024, la Cour internationale de Justice a confirmé que les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est violent le droit international.
La Cour a également estimé qu’Israël devait cesser immédiatement toute nouvelle activité de colonisation et évacuer les colons des territoires palestiniens occupés.
Israël conteste cette interprétation juridique. Mais les décisions politiques israéliennes ne changent pas le statut de ces territoires au regard du droit international.
En 2023 déjà, neuf colonies avaient été autorisées par le gouvernement israélien, poursuivant une politique d’expansion régulièrement dénoncée par les Nations unies.
En mars 2024, Israël annonçait également la saisie de 800 hectares en Cisjordanie occupée.
Pendant que les organisations internationales demandent l’arrêt de cette politique, certains programmes continuent donc de présenter ces implantations comme de simples destinations résidentielles.
Paris, Marseille, Lyon : jusqu’où peut aller la promotion des colonies ?
La controverse dépasse largement le seul rendez-vous parisien.
Les salons annoncés les 12 et 13 octobre à Marseille et Lyon accueillent eux aussi les candidats à l’immigration vers Israël. La présence du programme Lekh Lekha dans la liste générale des participants ne permet toutefois pas d’affirmer qu’il proposera ses offres dans chacune des trois villes.
Reste une contradiction difficile à ignorer : alors que la communauté internationale réclame la fin de la colonisation, un programme associé à un salon organisé en France présente des logements dans ces mêmes territoires.
La question est désormais entre les mains des autorités françaises. La demande d’interdiction d’Aymeric Caron aboutira-t-elle ? Rien ne permet encore de l’affirmer.
Une chose est certaine : derrière les brochures d’accueil, les conseils fiscaux et les promesses de loyers avantageux se cache une réalité autrement moins séduisante pour les Palestiniens qui vivent sous occupation.
Dans la politique israélienne de colonisation, le droit international ressemble décidément à une clause contractuelle imprimée en tout petits caractères. Et que personne ne semble pressé de lire.


6 hour_ago
37























.jpg)






French (CA)