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La Municipalité de Saint-Félix-d'Otis pourrait se retirer de la Régie intermunicipale de sécurité incendie du Fjord (RISIF). Le maire, Pierre Deslauriers, en a fait l'annonce lors de la dernière séance du conseil municipal, qui a eu lieu lundi.
Selon le décret signé il y a presque dix ans, un membre qui désire se retirer doit aviser les autres partenaires six mois avant la fin prévue le 4 avril 2027. C'est pourquoi le conseil municipal de Saint-Félix-d'Otis a adopté la résolution cette semaine, selon Pierre Deslauriers, qui n'a pas voulu commenter davantage la situation.
La Régie, créée en 2017, assure actuellement les services de sécurité incendie de cinq municipalités du Bas-Saguenay : Saint-Félix-d’Otis, Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean, Rivière-Éternité ainsi que Ferland-et-Boilleau.
Selon le maire, le partage des coûts ne convient plus à la Municipalité. Une augmentation de 90 000 $ était à prévoir pour cette année. Le montant passait alors de 260 000 $ à 350 000 $, selon des données de la Municipalité. Le budget de la Régie pour l'année 2026 est d'un peu plus d'un million de dollars.
Pierre Deslauriers dénonce également que certains aspects du décret n'ont pas été respectés dans les dernières années, sans toutefois en dévoiler la nature.

Le maire de Saint-Félix-d'Otis, Pierre Deslauriers (à droite), était présent à l'assemblée du conseil d'administration de la Régie intermunicipale de sécurité incendie du Fjord. Il est accompagné au centre par Andrée Bergeron, conseillère à Saint-Félix-d'Otis, et André Simard, maire de L'Anse-Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Devant cette hausse importante et les préoccupations déjà exprimées concernant le fonctionnement de la Régie, le conseil municipal souhaite revoir le modèle actuel et déterminer une façon d’assurer le service de sécurité incendie qui soit à la fois efficace, conforme aux exigences et financièrement soutenable pour la Municipalité, peut-on lire dans un communiqué rendu public par la Municipalité.
Selon ce même communiqué, le changement se ferait sur quelques mois.
L’objectif est de revenir vers une organisation permettant à la Municipalité d’avoir davantage de contrôle sur la gestion et les coûts de son service incendie, tout en maintenant la collaboration nécessaire avec les municipalités et les services environnants, peut-on lire sur le site internet de la Municipalité.
La RISIF veut en arriver à une entente
Les membres du conseil d'administration de la RISIF ont pris connaissance officiellement de l'intention de Saint-Félix-d'Otis de se retirer de l'organisation lors d'une rencontre qui a eu lieu mercredi soir dans la municipalité.
Les maires de chacune des municipalités étaient présents.

Des pompiers de la RISIF ont assisté à la séance du conseil d'administration de mercredi soir à Saint-Félix-d'Otis.
Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette
Les membres ont décidé de fixer une rencontre le 22 septembre pour discuter plus spécifiquement de la situation. Ils ont affirmé espérer en arriver à une entente, mais n'écartent pas la possibilité de recourir à un médiateur du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, si ce n'était pas le cas.
Il n'y a pas eu d'autres discussions sur le sujet plus en profondeur. On va se parler entre nous. On a une collaboration qui est légendaire dans le Bas-Saguenay, donc on va continuer à discuter. On verra si on réussit à s'entendre, a mentionné le président de la RISIF et maire de Ferland-et-Boilleau, Hervé Simard, après la rencontre du C.A.
Des services maintenus
Pour le moment, les services de sécurité incendie sont maintenus comme c'était le cas auparavant à Saint-Félix-d'Otis, puisque le décret ne prend fin qu'en avril 2027.
De plus, le maire désire discuter avec les autres membres avant d'officialiser sa décision.
De toute façon, à cause du décret, on est constitué jusqu'en avril. Il n'y a pas d'inquiétudes. Les citoyens de tout le territoire vont continuer d'être desservis, les touristes aussi. La même façon que ça se passait la semaine dernière, ça va continuer de se passer tant que les discussions ne seront pas arrivées à un engagement final, a conclu Hervé Simard.
Les maires des autres municipalités n'ont pas commenté la situation et s'en sont remis au président.


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