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Ce «grand rassemblement citoyen», auquel de nombreuses personnalités politiques de gauche (Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Marine Tondelier entre autres), des syndicats et des associations ont répondu favorablement, se tiendra à 14 heures sur le parvis de la mairie.
Un rassemblement contre le racisme doit avoir lieu samedi devant la mairie de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à l'appel de Bally Bagayoko, le nouveau maire Insoumis de la ville qui subit depuis son élection une campagne de haine.
Ce «grand rassemblement citoyen», auquel de nombreuses personnalités politiques de gauche (les Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Sophia Chikirou, l’écologiste Marine Tondelier, une délégation socialiste, entre autres) , des syndicats et des associations ont répondu favorablement, se tiendra à 14 heures sur le parvis de la mairie de la deuxième plus grande ville d'Île-de-France après Paris.
«La cause que nous défendons, est au-dessus» des divergences ou des difficultés pour certains à s’afficher aux côtés de La France insoumise, a estimé samedi sur Franceinfo M. Bagayoko, qui attend «entre 10.000 et 20.000 personnes», alors que plusieurs partis devraient briller par leur absence.
Absence de plusieurs partis
«Celles et ceux qui aujourd’hui réduisent en fait cette marche uniquement à l’étiquette de La France insoumise ont tort et sont indignes finalement de ce combat qui est un combat contre le racisme, contre l’antisémitisme et contre l’islamophobie et toutes les formes de discriminations», a déclaré M. Bagayoko.
Interrogé sur l’absence notamment de la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé, il a jugé que «s’il y a bien une ministre qui aurait dû être là, c’est bien elle», tout en la remerciant «particulièrement» pour lui avoir témoigné sa solidarité par téléphone.
Bally Bagayoko, d'origine malienne, avait lancé cet appel dimanche soir sur son compte Instagram, après plusieurs propos polémiques le visant tenus sur CNews. Vendredi et samedi, sur la chaîne, des liens ont été faits entre Bally Bagayoko et «la famille des grands singes», et une attitude de «mâle dominant» lui a été reprochée.
Ouverture d’une enquête
CNews a dit contester «formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus» sur son antenne et la direction a estimé auprès de l'AFP que des propos avaient été «délibérément déformés sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée».
Jeudi, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour «injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion», au lendemain du dépôt de plainte de l'élu, qui a également appelé lors d'un entretien à l'AFP à fermer la chaîne. Le préfet s'est constitué partie civile comme l'avait demandé le premier ministre Sébastien Lecornu.
Alors que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait qualifié les propos tenus «d'ignobles» et «absolument inacceptables», Bally Bagayoko a jugé ces soutiens gouvernementaux «toujours appréciables», bien qu'arrivés «relativement tard». Les premiers pas de Bally Bagayoko, élu dès le premier tour face au maire socialiste sortant Mathieu Hanotin et à l'issue d'une campagne extrêmement tendue, ont été particulièrement scrutés et critiqués.
Après un premier conseil municipal houleux, lors duquel l'ancien maire et ses colistiers ont été copieusement hués et sifflés, plusieurs responsables politiques se sont indignés de l'atmosphère observée, selon eux, dans plusieurs villes remportées par des candidats LFI ou divers gauche. Le gouvernement avait également pointé du doigt M. Bagayoko pour avoir déclaré à CNews que «les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique».


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