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Deux citoyens trouvent que ça cogne fort sur la rue Principale dans le village de Sacré-Coeur. Le suspect en cause : la nouvelle hauteur des trous d’homme lorsqu’ils ont été refaits après les travaux de pavage.
Plus tôt cet été, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a refait le pavage de la route 172 à Sacré-Cœur sur un tronçon de 3,5 kilomètres.
La route qui passe en plein cœur du village était victime de problématiques de fissuration de la chaussée. Cependant, à la suite des travaux, deux citoyens ont remarqué que la force des vibrations et des impacts engendrés par le passage des véhicules se faisait davantage sentir.
Le Journal a pu le constater en allant chez Paul Desgagné, un citoyen qui demeure sur la rue Principale.
Les essieux et des suspensions des camions et des camionnettes, qui n’évitaient pas volontairement les trous d’homme, produisaient des vibrations et un bon vacarme. « C’était vraiment moins pire avant. On ne sentait pas ça avec autant de force avant », commente le frère de ce dernier, Jean Desgagné.
Ils ne sont visiblement pas les seuls à l’avoir remarqué. « Tout le monde en parle de ça », raconte le citoyen.
Une série de trous d’homme sur la route 172 à Sacré-Cœur ont été marqués par le ministère en raison de leur hauteur par rapport au sol. Photo Renaud Cyr
J’entends frapper
Après des appels et des plaintes de citoyens, dont les frères Desgagné, le MTMD a procédé au marquage de plusieurs trous d’homme des portions neuves de la rue Principale.
Lors de sa visite au domicile de Paul Desgagné, le Journal est allé voir de plus près ces fameux trous d’homme marqués à la peinture, dont une qui se situait juste en face de la résidence.
Presque aussitôt le pied dans la rue, un automobiliste reconnaissant son homme s’arrête, baisse sa fenêtre.
« C’est terrible », commente-t-il avant de reprendre son chemin.
De son côté, Paul Desgagné affirme que bien que ce soit moins pire la nuit, des surprises peuvent encore survenir. « Il y a eu un soir, je me suis réveillé tellement ça a cogné fort. Le reste du temps, les cadres après le mur brassent », illustre-t-il.
Mauvaise communication ?
Pour les deux frères, quelque chose a accroché durant les travaux. « Quand ils ont fait les pavages dans le secteur de Sainte-Marguerite, le ministère était tout le temps là, ils avaient tout le temps quelqu’un qui vérifiait avec l’entrepreneur. Cette fois, on ne les voyait pas », mentionne Paul Desgagné.
« C’est un beau travail d’asphalte, mais on dirait qu’il y a eu un manque de communication », se désole le citoyen.
« À long terme, les trous d’homme vont briser. S’ils sont obligés de couper l’asphalte pour les refaire, ce n’est pas mieux », complète Jean Desgagné.
Un bout de véhicule retrouvé près des trous-d’homme sur la rue Principale. Photo Renaud Cyr
Le ministère au fait de la situation
De son côté le MTMD se dit au fait de la situation, même s’il se voit un peu surpris du fait qu’il y ait plus de vibrations que moins.
« La mise en place d’un nouveau revêtement d’asphalte contribue généralement à réduire ce phénomène, puisque la surface de roulement devient plus lisse et plus uniforme », explique la conseillère en communication pour le ministère, Marie-Ève Hébert.
« Si des vibrations importantes sont observées malgré la réfection de la chaussée, le Ministère peut, selon leur cause, apporter certains correctifs », ajoute-t-elle.
Cette dernière fait valoir que l’ajustement vertical d’un regarde d’égout est généralement d’environ 25 mm sous la surface de roulement. Toutefois, quand la réfection d’une infrastructure existante est menée, certaines contraintes techniques « peuvent rendre difficile l’atteinte systématique de cet objectif ».
Marie-Ève Hébert révèle que le ministère prévoit « apporter les changements nécessaires afin d’améliorer la situation dans les prochaines semaines ».


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