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Comment se prépare-t-on à devenir la prochaine première ministre du Québec quand les sondages et les analystes prédisent à son parti une sérieuse sortie de route ? C’est la question que Le Devoir a posée à Ruba Ghazal, la co-porte-parole et aspirante première ministre de Québec solidaire (QS), au premier jour de la campagne électorale.
Et la cheffe solidaire se montre particulièrement optimiste.
« Tout est possible dans cette campagne, je m’attends à tout. Quand il y a un Québécois sur deux qui est indécis, ça veut dire qu’ils vont être attentifs, qu’ils vont écouter les débats des chefs, qu’ils vont écouter les propositions des différents partis », explique Mme Ghazal avant de sauter dans l’autobus de campagne de QS en direction de Sherbrooke, où elle doit assister à une grande assemblée publique.
« Je suis [une personne] extrêmement convaincue, convaincante, déterminée. J’aime le monde, j’ai envie d’améliorer leur vie, poursuit-elle. Je me sens prête pour être première ministre, je vais être au débat des chefs. Je ne m’en vais pas là pour faire de la figuration. Moi, je m’en viens pour former un gouvernement de Québec solidaire. »
Il faut dire que ça fait plus de trois ans que Ruba Ghazal se prépare pour ce moment. Trois ans qu’elle se construit avec la ferme intention d’accéder un jour à la fonction suprême. Alors, même si les sondages n’accordent pas à QS les 12 députés nécessaires à la formation d’un groupe officiel au salon Bleu, elle, elle y croit.
« Ce n’est pas hier que j’ai décidé que j’allais être aspirante première ministre. J’ai fait deux courses pour devenir porte-parole. Et quand on devient porte-parole de Québec solidaire, ça vient avec la possibilité quand même assez grande de devenir première ministre. Ça fait que je me suis déjà visualisée à ce poste-là. »
Mais alors, comment se prépare-t-on ? Existe-t-il une recette miracle ?
« Je me prépare avec la vie que j’ai eue, avec ce que j’ai fait à l’Assemblée nationale. Je suis une parlementaire aguerrie », soutient-elle, forte d’une expérience de huit ans à l’Assemblée nationale et confiante en sa préparation personnelle autant qu’en l’équipe qui l’entoure.
D’ailleurs, elle sait déjà ce qu’elle fera le matin du 6 octobre si elle se réveille dans les habits de première ministre du Québec.
« Moi, la première chose que je vais dire, c’est qu’il faut absolument qu’il y ait un contrôle des loyers, parce que sinon, le nombre de personnes dans la rue va juste exploser. »


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