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Par Le Figaro avec AFP
Le 9 mai 2026 à 12h43
Malgré la percée du parti anti-immigration Reform UK, le premier ministre exclut tout «virage à droite ou à gauche». Le Labour a notamment perdu le contrôle du Parlement gallois, qu’il détenait depuis sa création en 1999.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier ministre britannique Keir Starmer a promis samedi 9 mai d'«écouter les électeurs» sans pour autant «prendre un virage à droite ou à gauche», au lendemain d'élections locales qui ont vu le recul de son parti, le Labour, et la progression du parti anti-immigration Reform UK. «La bonne leçon à tirer (de ce scrutin) est d'écouter les électeurs», mais «cela ne veut pas dire prendre un virage à droite ou à gauche», a affirmé le chef du gouvernement dans une tribune au quotidien de gauche The Guardian.
Les résultats des élections locales de jeudi sont presque tous tombés et les résultats sont mauvais pour le Labour. Au Pays de Galles, il a perdu le pouvoir au Parlement local ce qui n'était jamais arrivé depuis sa création en 1999, au profit du parti indépendantiste Plaid Cymru. En Écosse, il a perdu quatre sièges et termine au coude à coude avec Reform UK avec 17 députés chacun, dans un Parlement qui reste dominé par le parti indépendantiste SNP. Avec 58 sièges sur 129, ce dernier rate une nouvelle fois la majorité absolue. En Angleterre, où 5000 sièges de conseillers locaux étaient notamment à pourvoir, les travaillistes en ont gagné 997 et perdu 1406. Le parti de Nigel Farage, Reform UK, ressort en tête avec 1.444 sièges remportés, et prend le contrôle de 14 conseils locaux.
Keir Starmer ne démissionnera pas
Le scrutin est aussi marqué par le recul des Conservateurs (773 élus), derrière le parti Libéral-démocrates (834), et par la progression des Verts, parti très à gauche dirigé par Zack Polanski (515 sièges). Ces résultats «douloureux» pour le Labour et cette «fragmentation politique» sont la conséquence d'électeurs «frustrés par le statu quo», a estimé Keir Starmer dans sa tribune au Guardian.
Comme la veille, il compte bien rester à Downing Street malgré les appels à la démission, jusque dans son propre camp. Il affirme qu'il définira «dans les jours qui viennent» la voie à suivre et «le travail que fera (son) gouvernement dans les prochains mois», alors que certains médias évoquent un possible remaniement. Dans la foulée du scrutin, une vingtaine de députés Labour ont fait part de leurs doutes sur la capacité de Keir Starmer a mener le gouvernement travailliste. Il garde pour l'instant le soutien des ténors l'exécutif, qui ont publié des messages de soutien dans la soirée.


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