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Risque d’inondation « supérieur à la normale » dans une grande partie du Yukon

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Les autorités du Yukon se préparent à d’éventuelles inondations ce printemps, après un hiver très enneigé.

Là où l’accumulation de neige est plus élevée que la moyenne, le risque d’inondation l’est aussi et c’est le cas dans presque tout le territoire, a expliqué l’hydrologue du gouvernement, Anthony Bier, lors d’une conférence de presse lundi.

Cela ne veut pas dire que le risque est élevé dans chaque communauté, a-t-il cependant ajouté.

En ce moment, la communauté de Carmacks est la plus à risque dans les prochaines semaines, en raison de possibles embâcles sur la rivière Nordenskiold. La vallée du Klondike, Old Crow et Ross River sont aussi exposées à un risque modéré d'inondations dues à des embâcles.

La fonte de la neige à Teslin entraînera un risque élevé d’inondation dans les prochaines semaines. Au 1er avril, cette partie du territoire affichait l'un des plus importants manteaux neigeux de la région, avec 53 % de plus que la normale.

L’accumulation était aussi bien au-delà de la normale dans les bassins des rivières Liard (55 %), White (64 %), et du centre du fleuve Yukon (58 %).

La seule région où il y avait moins de neige que la normale au 1er avril était le bassin de la rivière Stewart, autour de Mayo.

Quatres personnes assises à une table lors d'une conférence de presse.

Les autorités au Yukon ont fait le point lundi sur les risques d’inondation et de feux de forêt dans le territoire. De gauche à droite : la ministre des Services aux collectivités, Cory Bellmore, l’hydrologue Anthony Bier, le directeur de l’Organisation des mesures d’urgence du Yukon, Greg Blackjack, et l'agent d’information sur les feux de forêt Mike Fancie.

Photo : CBC / Dana Hatherly

Anthony Bier a toutefois rappelé que le risque d’inondation ne dépend pas seulement de la quantité de neige à fondre. Les conditions météorologiques des prochaines semaines joueront aussi un rôle crucial, a-t-il dit. Les températures et les précipitations sont des facteurs déterminants, quelles que soient les conditions du manteau neigeux.

Les autorités s'attendent à ce que les températures au Yukon soient plus élevées que la normale dans les prochaines semaines et cet été.

Selon Greg Blackjack, directeur de l’Organisation des mesures d’urgence du Yukon, les équipes ont déjà commencé à travailler avec les communautés les plus à risque pour s’assurer qu’elles sont prêtes.

Cela inclut le prépositionnement de sacs de sable et d’autres équipements nécessaires.

On a une bonne quantité de matériel d’intervention dans l’entrepôt de Whitehorse, incluant 40 000 sacs en jute, 350 000 sacs en plastique, 70 000 pieds de rouleaux de plastique et environ 15 000 grands sacs, a-t-il précisé.

Nos machines pour remplir les sacs de sable sont prêtes à être déployées partout sur le territoire au besoin.

Des sacs de sable à l'arrière d'un camion.

Des sacs de sable à l'arrière d'un camion. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Chris Ensing

Préparatifs pour la saison des feux de forêt

Un agent d’information sur les feux de forêt, Mike Fancie, a aussi fait le point sur les préparatifs pour la prochaine saison.

Il a reconnu qu'il pouvait sembler prématuré de parler du risque de feux de forêt avec toute cette neige encore au sol, mais a ajouté qu’elle fondera inévitablement.

On se prépare de la même façon que les saisons précédentes, a-t-il dit.

En avril et mai, cela signifie surtout miser sur la prévention.

On sait comment les conditions évoluent après la fonte des neiges, a-t-il poursuivi. En général, le sol vient à s'assécher et laisse apparaître les débris de l’automne, comme les feuilles mortes et l’herbe sèche, qui peuvent brûler facilement et propager le feu rapidement.

Selon lui, la meilleure chose que les résidents peuvent faire au printemps est de nettoyer leur terrain et d’appliquer des mesures de prévention.

Je ne saurais trop insister là-dessus : ce que l’on fait autour de nos maisons a le plus grand impact sur leur capacité à résister à un feu de forêt, a-t-il conclu.

Avec les informations de Paul Tukker (nouvelle fenêtre)

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