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La loi martiale exclut tout scrutin en temps de guerre. Au-delà de l’obstacle constitutionnel, 70 % des Ukrainiens rejettent l’idée d’une élection avant la cessation des combats, conscients de la difficulté de faire voter un pays morcelé entre soldats sur le front, civils sous le feu de l’artillerie russe et diaspora dispersée.
Dans les rues de Kiev, en ce mois d’octobre rythmé par le son des sirènes antiaériennes jour et nuit, les frasques du président américain suscitent tout juste un haussement d’épaules ou des yeux au ciel. À Donald Trump qui « suggérait », samedi, dans une attaque verbale des plus violentes, aux Ukrainiens de « se doter d’un nouveau dirigeant » qui soit capable de négocier la paix, Volodymyr Zelensky a fini par rétorquer ce dimanche en rappelant la règle basique de non-ingérence. « Avec tout le respect vis-à-vis du président Trump, c’est à notre société, à notre peuple, qu’il revient de choisir tel ou tel dirigeant », a pointé le président ukrainien dans une interview à la chaîne américaine ABC. Or en Ukraine, une écrasante majorité considère comme inenvisageable tout scrutin avant l’arrêt des combats.
La question des élections a été maintes fois mise sur la table. C’est l’une des conditions que le Kremlin impose pour des négociations de paix, jugeant Zelensky « illégitime »


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