À la maison de retraite Sergent-Berthet de Lyon, les résidents chantent, sortent et tissent encore des liens malgré le grand âge et la dépendance. Au cœur de ce quotidien, Imène Attia, coordinatrice de la vie sociale, s’attache à maintenir les envies, les rencontres et les plaisirs jusqu’au bout…

Damien Lepetitgaland - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :

Pour Imène Attia, coordinatrice de la vie sociale, il est important d’apporter du bonheur à chaque résident.  Photo Damien Lepetitgaland Pour Imène Attia, coordinatrice de la vie sociale, il est important d’apporter du bonheur à chaque résident.  Photo Damien Lepetitgaland

« Santiano » d’Hugues Aufray, puis « Les Champs-Élysées » de Joe Dassin. Au piano, les premières notes donnent le ton. Les grands classeurs bleus s’ouvrent sur les genoux. Certains sont en fauteuil, d’autres sur une chaise. Les voix hésitent, chevrotent. Des mains battent la mesure.

Un passé de soignante toujours intact

Au milieu du cercle, Imène les accompagne, chante, applaudit, se penche vers un résident pour l’aider à suivre les paroles. Vendredi, c’est chorale à la résidence pour personnes âgées Sergent-Berthet, dans le 9e arrondissement de Lyon. Ici, les corps sont parfois très diminués, les mémoires fragiles. Mais la musique prend le dessus. « Il y en a qui aiment la chorale, ils viennent d’eux-mêmes. D’autres n’osent pas. Je leur dis : “Venez essayer.” »

À 44 ans, Imène coordonne la vie sociale de la résidence. Arrivée en France en 2006,...

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