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Lorsque la mission Psyché a décollé en octobre 2023, en direction de l'astéroïde du même nom, les scientifiques étaient extrêmement enthousiastes. C'était l'occasion de découvrir cet astre mystérieux composé en majorité de métal et qui pourrait être le cœur d'une protoplanète qui n'aurait pas eu la chance de se développer.
Mais une autre catégorie de personnes voyait dans cette mission un tout autre potentiel : des investisseurs attirés par ce que représentait Psyché en valeur monétaire.
L'entreprise américaine Astroforge a alors évoqué la possibilité que les métaux précieux qui composaient l'astéroïde pouvaient atteindre plusieurs centaines de milliards de dollars. Une estimation extrêmement peu précise étant donné que nous ne connaissons pas la véritable composition de Psyché ni son poids exact.
Une mine d'or spatiale
Mais peu importe si l'on ajoute ou si l'on retire quelques zéros dans le montant final, l'astéroïde serait dans tous les cas une véritable mine d'or flottant dans l'espace. Mieux encore : il n'est pas le seul.
L'exploitation minière des astéroides. © Isaac Arthur, YouTUbeIl faut dire que, si la représentation classique des astéroïdes nous pousse à les considérer comme des blocs de roche plus ou moins friables, ce sont aussi des viviers pour des métaux qui peuvent être assez rares sur Terre. On y trouve par exemple de l'aluminium, du fer, mais aussi des métaux appartenant au groupe du platine, avec du rhodium ou du palladium.
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Ces noms feraient frémir d'impatience plus d'un industriel. Ces métaux sont en effet recherchés pour leurs nombreuses applications, notamment dans la production de composants électroniques, mais aussi dans l'industrie chimique et l'automobile, en raison de leurs propriétés catalytiques. Ils sont également utilisés dans certaines étapes du raffinage du pétrole.
Des obstacles encore nombreux
Alors, qu'attend-on pour aller miner des astéroïdes ? Pour commencer, il y a toujours quelques contraintes techniques de taille. Les missions actuelles les plus ambitieuses n'ont pu que récolter quelques grammes de sol pour servir d'échantillons à étudier sur Terre. C'est le cas de Hayabusa-2 ou Osiris-Rex par exemple. Pour ce qui est de récupérer de grandes quantités d'astéroïdes, c'est autre chose. Sans parler de rapatrier la cargaison jusqu'à chez nous.
Dans ces conditions, construire des mines spatiales comme Christophe Colomb l'a fait pour exploiter les richesses de l'Amérique et les ramener vers l'Europe semble être un projet encore relativement lointain. D'autant plus que selon certaines études, les astéroïdes contiendraient une quantité bien moindre de métaux précieux que ce qui avait été estimé précédemment.
Vue d'artiste de la sonde Psyché, opérée par la Nasa, survolant l'astéroïde du même nom. © Nasa, JPL
En d'autres termes, même si la technologie autorisait une telle prouesse, rien ne dit que le jeu en vaille la chandelle. Même Psyché recèle bien des incertitudes sur les quantités exactes de métal qu'il contient.
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Mais comme le rappelle cet article de la revue Polytechnic Insights, cela n'empêche pas les États et les entreprises privées d'espérer pouvoir, dans un futur proche, s'attaquer aux ressources des astéroïdes, ou même pourquoi pas de la Lune.
Bien des obstacles sont encore à franchir, mais l'astrocapitalisme attend impatiemment que les digues soient ouvertes pour se lancer à la conquête des ressources extraterrestres.


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