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Récemment nommée athlète féminine par excellence au Gala Méritas Loisir et Sport Côte-Nord 2025, la judoka de Sept-Îles, Sara-Anne Beaudin, profite du temps des Fêtes pour se ressourcer en famille avant d'entamer une année 2026 placée sous le signe de la résilience.
À 18 ans, l'athlète est installée à Montréal depuis un an et demi pour s'entraîner à l'Institut national du sport avec l'équipe du Québec. Au micro de l’émission Bonjour la Côte, elle dresse un bilan en demi-teinte de sa dernière saison.
Si le début de l'année 2025 a été ponctué de compétitions d'envergure en Europe et en Amérique du Sud, une blessure au dos est venue freiner son élan, la forçant à rater le championnat canadien et à mettre le judo de côté pour se concentrer sur sa guérison.
Ça va juste me permettre de revenir plus forte en 2026.

Installée à Montréal depuis un an et demi, la Septilienne s'entraîne désormais avec l’équipe du Québec à l’Institut national du sport, tout en complétant ses études collégiales.
Photo : Gracieuseté Sara-Anne Beaudin
La réhabilitation se passe bien, assure Sara-Anne Beaudin. Depuis quelques semaines, elle a pu recommencer l'entraînement à fond. La priorité pour l’année à venir reste la santé. Son objectif : recommencer tous les combats à 100 %, sans aucune douleur, explique-t-elle.
La Nord-Côtière prévoit un retour à la compétition progressif en 2026, avec en février une coupe provinciale à Québec, qui servira de test sans enjeu de classement. L'objectif est ensuite de participer à un tournoi international en Espagne au début du mois de mars.
Confiance et ambitions
Pour Sara-Anne Beaudin, l'aspect mental est la clé au judo, surtout après une blessure qui sème la peur d'une rechute. C'est vraiment quelque chose qui forge le mental, confie-t-elle à propos de cette période d'arrêt forcé.
Cette confiance, elle la bâtit en se relevant après chaque obstacle et grâce à un entourage solide composé de sa famille, ses amis et ses entraîneurs.

Bien qu'elle rêve des Jeux olympiques, Sara-Anne Beaudin préfère se concentrer sur ses objectifs immédiats.
Photo : Gracieuseté Sara-Anne Beaudin
Son quotidien à Montréal est exigeant, mais ce changement d'environnement a été crucial pour sa progression, selon elle. Quand j'étais à Sept-Îles, j'étais une des dernières personnes de mon âge qui faisait du judo , explique-t-elle.
Désormais, son quotidien est rythmé par deux entraînements par jour, alternant musculation, technique et combats avec des partenaires de l'équipe du Québec et du Canada. Pour concilier ce volume d'entraînement avec ses études collégiales, la judoka a choisi d'étaler son parcours sur trois ans plutôt que deux.
Loin de voir ce rythme effréné comme une corvée, Sara-Anne Beaudin prend du plaisir à pratiquer sa passion au quotidien.
Bien que les Jeux olympiques fassent partie de son ambition, Sara-Anne Baudin l'aborde avec patience, qualifiant cet objectif de vraiment lointain pour ne pas s'imposer de stress inutile.
Sans brûler les étapes, elle préfère se concentrer sur ses défis nationaux et internationaux immédiats, et se dit prête à retourner à Montréal dès le 5 janvier pour poursuivre son entraînement.
D’après l’entrevue de Mathieu Pineau à l’émission Bonjour la Côte


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