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REPORTAGE - Il y a huit cents ans, le 3 octobre 1226, disparaissait « le petit pauvre d’Ombrie », saint patron de l’Italie, de l’écologie humaine et de l’environnement. Aujourd’hui, dans sa cité natale, l’esprit de saint François continue d’attirer des pèlerins du monde entier, unis dans la même quête émouvante de paix et de joie.
Nous retournons dans Assise comme dans la maison de notre jeunesse. Sur la sainte colline, il y aura toujours un endroit où aller. Les portes ne sont jamais complètement refermées dans la cité du Poverello. Depuis le 3 octobre 1226, nuit de son Transitus, tout y semble inchangé : le grain de la pierre, le silence sous les voûtes, l’ombre du figuier étendue sur le dallage comme un vieux chien fidèle. Derrière les remparts de l’antique Asisium, 3000 habitants vivent à l’année dans la lumière du saint, loin du monde et de ses apparences trompeuses.
Nous arrivons par la grand-route, nos légers bagages chargés de deux ouvrages indispensables pour comprendre l’aventure qui s’est jouée ici, au début du XIIIe siècle, alors que Philippe Auguste régnait sur la France, Frédéric II à Palerme et Honorius III à Rome : les biographies de l’historien français Jacques Le Goff et de la médiéviste italienne Chiara Frugoni. Dans François (Les Belles Lettres, 2020), cette parfaite éducatrice a le don…


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