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Le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec trouve insensé d’abattre des arbres centenaires sur le boulevard René-Lévesque avant de connaître tous les détails sur le montage financier final du projet de tramway.
Stéphane Lachance a l’impression de se faire rouler dans la farine par le maire Bruno Marchand quand celui-ci affirme que le projet de tramway ira assurément de l’avant, alors que le gouvernement du Québec insiste toujours pour qu’Ottawa assume 40 % de la facture.
On ne peut pas, sur un projet de 7,6 milliards, juste faire des travaux en fonction d'une promesse verbale avec des gens des différents paliers de gouvernements. On veut des faits.
Après deux demandes d’accès à l’information qui n’ont donné aucun résultat, Stéphane Lachance exige les documents officiels qui confirment que le financement est complet.
Le chef de l’opposition craint toujours que le projet soit annulé à la dernière minute, auquel cas les arbres sur le boulevard René-Lévesque auraient été coupés pour rien. Il rappelle le cas du garage Newton, projet pour lequel le gouvernement du Québec a retiré son financement alors que 100 millions de dollars avaient déjà été investis et que le chantier était en pleine activité.
Est-ce qu'on va répéter cette erreur-là, couper des arbres sur René-Lévesque et se retrouver par la suite avec un projet arrêté où le financement n'est pas au rendez-vous? s’inquiète Stéphane Lachance.
Négociations avec Ottawa
Bien qu’un flou persiste sur la contribution fédérale, pour l’instant confirmée à hauteur de 1,44 milliard de dollars, autant le gouvernement du Québec que le maire de Québec affirment que la réalisation du projet n’est pas remise en question.
Dès la signature des ententes entre le gouvernement du Québec, la Ville de Québec et CDPQ Infra, il a été convenu que le prix cible de 7,6 milliards de dollars établi en 2024 serait ajusté en 2027, après la conception détaillée du projet.
Le gouvernement aura alors à donner son autorisation pour que les travaux de réalisation soient lancés. Le prix cible de 7,6 milliards prévoit la livraison du tramway en 2033. L'inflation avait été prise en compte dans le calcul initial. Pour l’instant, CDPQ Infra respecte ses échéanciers.
Conception en partenariat avec l’industrie
Le tramway est un des premiers projets au Québec à être réalisé en partenariat avec l’industrie plutôt qu’avec la formule habituelle du plus bas soumissionnaire. Le montage financier final ne sera donc pas connu à la sélection des consortiums, mais à la fin de la période de conception.
Ce modèle de réalisation, autorisé dans un projet de loi de 2024, implique les consortiums responsables des infrastructures dès les premières étapes du projet. De cette façon, le gouvernement du Québec espère pouvoir réduire les coûts et les délais de construction de 15 % à 25 %.
D’ici la fin de 2026, CDPQ Infra aura à sélectionner les entreprises qui obtiendront les contrats pour les infrastructures liées au tramway et pour les systèmes d’exploitation.
Suivra une étape de codéveloppement de plus d’un an. Cette étape d’une durée de 14 mois permet, entre autres, de finaliser l’architecture, l’ingénierie et la conception détaillée du projet, en plus d’établir le coût et l’échéancier cibles, peut-on lire sur le site de CDPQ Infra.
Les ententes de 2024 plafonnent néanmoins la contribution de certains partenaires. La contribution de la Ville de Québec n’excédera pas 750 millions de dollars. Celle de CDPQ Infra a été fixée à un maximum de 30 % des coûts du projet.


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