NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Julia et Roland Seitre ne sont pas atteints par le hantavirus, mais doivent observer un isolement très strict à l’hôpital Bichat à Paris jusqu’au 21 juin.

GAUTHIER BEDRIGNANS / Hans Lucas via AFP
Le couple de retraités doit rester à l’isolement à l’hôpital Bichat jusqu’au 21 juin.
Après une croisière qui a viré au cauchemar, ces Français tournent à présent en rond entre les murs de l’hôpital Bichat à Paris. Julia et Roland Seitre font partie des quatre Français qui doivent rester à l’isolement jusqu’au 21 juin puisqu’ils étaient passagers de la croisière MV Hondius, où des cas de hantavirus se sont déclarés le mois denier.
« Il nous avait été dit qu’on ferait trois jours de confinement et après, un confinement à la maison », raconte Roland à nos confrères de franceinfo depuis la chambre de 20 m2 dans laquelle il est isolé depuis son retour de la croisière. Or ces trois jours se sont vite transformés en plusieurs dizaines. « On a une vue sur l’extérieur, mais on n’a pas d’accès à l’extérieur. C’est quand même contraignant, on va dire. C’est assez carcéral », ajoute l’homme. Un champ lexical qu’il complète auprès de France Inter, évoquant une « garde à vue hospitalière à l’isolement pour 42 jours ».
« Les Anglais, les Hollandais, les Belges et les Allemands sont confinés chez eux depuis le départ, alors pourquoi les Français, ce n’est pas pareil ? c’est quoi la différence médicale ? », s’interroge-t-il. Le couple de retraités aimerait pouvoir poursuivre leur isolement à domicile, mais leurs deux courriers adressés au ministère de la Santé sont restés sans réponse.
« C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’aurais préféré le passer ailleurs »
« On nous a demandé de respecter l’enfermement, mais on n’est pas prison. Si on voulait, on pourrait sortir et ça fait une différence », relativise tout de même Roland. Dans la chambre à pression négative qu’il occupe avec sa compagne, les fenêtres ne s’ouvrent pas et la porte est calfeutrée par du scotch pour éviter les contaminations. Alors le couple se contente de sa balade quotidienne de moins d’une heure dans la cour de l’hôpital. Le masque et une distance de sécurité y sont même de mise.
« On a envie de prendre un peu plus l’air et de pouvoir faire un peu plus d’exercice que les 150 mètres autorisés dans l’enceinte de l’hôpital, et on a évidemment envie de serrer nos enfants et notre petite-fille dans nos bras », insiste Julia Seitre. Et d’ajouter : « Il y a quand même un impact sur le corps et le psychisme, il y a des anniversaires qui passent, des mariages qu’on rate, mais surtout un sentiment d’inégalité. Pourquoi nous ? Pourquoi pas les autres ? » « C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’aurais préféré le passer ailleurs que dans une chambre », abonde son mari.
Julia et Roland doivent également se soumettre à de nombreux prélèvements. Tout d’abord, deux tests par jour « pour nos constantes habituelles, c’est-à-dire la température, les poumons, la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration », et ensuite « deux fois par semaine, on a des prises de sang », précise Roland Seitre. Tous les tests se sont pour l’instant révélés négatifs. S’ils se sont toujours au bout des six semaines de durée d’incubation maximale du hantavirus, soit le 21 juin, les deux retraités tourangeaux pourront rentrer chez eux.


4 week_ago
67


























.jpg)






French (CA)