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Reprise de Carlsberg 0.0 Hockey League : “Les clubs ne peuvent pas payer aux joueurs des salaires plus élevés qu’aujourd’hui”

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Ce week-end, le grand cirque de la Carlsberg 0.0 Hockey League repart pour une tournée de trois mois. La journée de reprise a été amputée de trois rencontres disputées lors du premier tour en raison des absences de certains joueurs engagés sur d'autres fronts. Le vainqueur de Braxgata-Orée s'offrira un peu d'air en haut de classement. Le Dragons, qui a déjà la certitude de perdre quelques cadres la saison prochaine, a tout intérêt à se méfier du Pingouin tandis que le Léopold, qui se déplace à Uccle Sport, reçoit une belle occasion de retrouver le top 4.

Lors du premier tour, un wagon de six équipes – Gantoise, Braxgata, Orée, Watducks, Herakles et Léopold – s'est détaché, mais seules quatre disputeront le play-off en mai. Un deuxième convoi – Beerschot, Dragons, Racing et Uccle Sport- luttera pour éviter la place de barragiste. Les deux descendants semblent connus : Old Club et Pingouin.

Depuis deux saisons, le championnat joue un malin plaisir à relancer le suspense jusqu'à la dernière… minute des 22 journées.

À une semaine de la reprise, nous avons rencontré Cédric Deleuze, le président de la Top Hockey League qui gère les intérêts des championnats messieurs et dames. Il a balayé tous les sujets qui animent la Carlsberg 0.0 Hockey League.

Le championnat de Belgique est considéré comme l'un des meilleurs du monde. Est-il assez mis en valeur ?

Notre défi, c'est de maintenir l'attractivité du championnat qui est bonne actuellement. Nous devons éviter de creuser un écart entre le top 4 et le reste de la division. Nous nous inspirons du football anglais où les supporters savent qu'il peut se passer une surprise quand le leader se rend chez le quatorzième. Nous devons garder cette homogénéité. Aujourd'hui, nous avons un système où huit clubs se battent pour le titre et quatre se disputent les places pour le maintien. J'adorerais évidemment que les 12 se battent pour le play-off, mais je détesterais voir cinq équipes seulement en lice pour le titre. Nous sortons de quelques années où le suspense a été intense.

Douze reste-t-il le chiffre idéal ?

Oui, nous avons souvent débattu à ce sujet. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une Division Honneur avec 12 équipes. En avoir 10 serait trop restrictif, mais la contrainte du calendrier nous empêche d'élargir à 14 clubs.

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Plus personne ne fait n'importe quoi. Par le passé, certains clubs ont tout investi dans leur équipe première au détriment du reste des membres. Ces projets se sont effondrés. Chacun a compris la nécessité de faire tourner son école des jeunes."

Estimez-vous que tous les clubs de Carlsberg 0.0 Hockey League jouent le jeu ?

Oui. Chacun bosse de manière cohérente afin de développer la base c'est-à-dire son école des jeunes. Plus personne ne fait n'importe quoi. Par le passé, certains clubs ont tout investi dans leur équipe première au détriment du reste des membres. Ces projets se sont effondrés. Chacun a compris la nécessité de faire tourner son école des jeunes. Elle permet de limiter les coûts de l'équipe première et de fédérer tous les membres autour d'une même vision.

Afin de récompenser ces clubs qui forment les élites de demain, n'est-il pas envisageable de les protéger en les indemnisant en cas de départs précoces d'un jeune ?

Non, le sujet n'est pas en réflexion. Nous n'avons pas le mandat pour gérer ce type de problématique. Je vois que tous les gros clubs ont développé leur école des jeunes. Je vois aussi que certains jeunes aiment faire monter les enchères. Le hockey n'est pas prêt à indemniser les clubs formateurs.

Le mot licence est bien entré dans les habitudes. Êtes-vous toujours convaincu par sa pertinence ?

Oui, ça roule. Les licences ont aidé les clubs à assainir leur situation. Les dirigeants ne les voient plus comme un problème. Certains dossiers sont toujours plus compliqués, mais les clubs sont favorables à cette évaluation. Chaque dirigeant place la barre financière à la hauteur de ses ambitions.

Florent van Aubel: "J'ai eu besoin de me déconnecter des Red Lions"

Ces dernières années, certains clubs ont frôlé la catastrophe. Le Daring a diminué ses coûts en cours de saison. Louvain a serré la vis plus fort encore. Pensez-vous que les douze clubs de Carlsberg 0.0 Hockey League présentent une gestion saine au niveau financier ?

Nous avons tous eu cette prise de conscience. Certains clubs ont exagéré et ont explosé en plein vol. D'autres ont réduit la voilure. Les CA ont rectifié le tir. Ce réflexe a été vital pour éviter les faillites. Actuellement, la dynamique est plus raisonnable. Certains clubs, comme Gand, disposent de plus de moyens car ils ont un écosystème plus puissant.

Cela revient-il à dire que les joueurs ont atteint leur plafond en matière salariale ?

Je le crois. Je ne vois pas comment le hockey pourrait payer des salaires plus élevés à des joueurs. Le hockey belge est configuré de telle manière qu'il ne peut pas brasser plus d'argent. Donc, les joueurs ne peuvent pas exiger des revenus plus élevés.

guillement

Les canaux télévisés classiques, c'est mort."

Il reste le chemin des droits télés. Espérez-vous retrouver une case sur une chaîne traditionnelle ?

Il n'y en a pas. Les canaux télévisés classiques, c'est mort. Les patrons de chaînes télévisées peuvent venir, mais ils ne veulent pas dépenser d'argent. Aujourd'hui, nous n'avons aucune solution à l'exception de la phase de play-off. Nous devrions organiser nous-mêmes la production d'images. Je n'ai aucune amertume. Je connais le modèle. Les télévisions ont besoin de téléspectateurs. Le hockey n'en a pas assez. Seul un membre du hockey regardera du hockey à la télévision. Aux Pays-Bas, c'est la fédération elle-même qui produit ses images avec quatre ou cinq équipes de production. Le tout est diffusé sur internet.

Avez-vous une alternative pour rendre ce championnat plus visible ?

Nous travaillons chaque jour pour rendre ce championnat plus visible afin de garder les sponsors. À Gand et au Braxgata, nous travaillons avec un système de trois caméras intelligentes pour filmer les rencontres. Nous avons une plate-forme de streaming et de highlights sur Carlsberg Hockey League TV.

Avez-vous un plan pour ramener du monde en tribunes ?

Je déplore la diminution du nombre de spectateurs. Les parents se rendent déjà au club quatre fois par semaine pour leur enfant. Ils n'ont plus envie d'y passer leur dimanche. Les clubs essayent de modifier les horaires pour redynamiser les matchs de DH.

La situation est d'autant plus paradoxale que les clubs construisent des tribunes…

Oui. On crée des tribunes, mais nous avons moins de gens au bord des terrains.

Dans ce contexte, faire payer les entrées n'est pas à l'ordre du jour…

Non. Le timing n'est pas idéal. Nous maintenons des entrées payantes pour le play-off uniquement.

Qu'en est-il de l'entente entre les clubs et les équipes nationales ?

Nous avons beaucoup travaillé avec Adam Commens (High Performance Manager) autour du calendrier des Red Lions, des Red Panthers et des U21. Nous validons tous les six mois le calendrier. En décembre, nous sommes tombés d'accord pour le programme jusqu'en septembre 2026.

guillement

Nous avons besoin de deux ans pour que les arbitres soient aidés par l'arbitrage video dans notre championnat."

Le sujet revient comme un but d'Alexander Hendrickx : l'arbitrage. Êtes-vous satisfait de l'évolution du niveau des arbitres ?

Nous avons des discussions deux fois par an avec le responsable du comité d'arbitrage, Sébastien Michielsen. Physiquement, nous constatons qu'ils bossent dans le bon sens. Ils sont bons au niveau du règlement. Leur Masterplan démontre le sérieux de leur investissement. Les arbitres nous poussent pour mettre en place un système de recours à la video. Nous sommes en train de réaliser des tests en ce sens. L'arbitrage video ne deviendra une réalité que le jour où nous disposerons de trois caméras, une dans chaque but et une au centre. Nous testons ce système à Gand et au Brax. Nous avons encore besoin d'un ou deux ans pour avoir le recours à la video sur les matchs de championnat.

La Top Hockey League vit sa deuxième saison sous la bannière de Carlsberg 0.0 Hockey League. Où en êtes-vous au niveau du sponsoring ?

Notre défi, c'est la visibilité. Le cercle vertueux est simple : plus de visibilité, plus de sponsors, plus de moyens, plus de projets. Nous avons notre partenariat avec IPM qui nous offre une visibilité dans les médias classiques. Nous souffrons d'être invisibles en Flandre. Nous travaillons pour être plus présent sur les réseaux sociaux. Nous développons aussi le projet des trois caméras. Nous disposons d'un partenariat avec Carlsberg 0.0 qui est très porteur. Nous sommes sous contrat jusqu'en 2027. Nous n'avons pas d'autres sponsors. Notre marge de manœuvre est étroite entre les clubs et la fédération. Nous travaillons pour avoir un espace pour notre sponsor sur tous les maillots de DH.

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