NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après la radiation de 130 millions d'électeurs par la commission électorale, accusée de favoriser le parti du Premier ministre, un vent de révolte souffle dans le pays. Notamment à New-Delhi, où le gouvernement n'hésite pas à réprimer ses opposants.
Publié le 10/10/2026 18:37
Temps de lecture : 2min
Des policiers retiennent une manifestante et soutien du Parti des cafards, à New Delhi, en Inde, le 10 octobre 2026. (ARUN SANKAR / AFP)
En Inde, le gouvernement choisit le verrouillage sécuritaire face à la fronde dans les rues. Le soulèvement est en effet massif contre la radiation de 130 millions d'électeurs par la commission électorale, accusée de favoriser le BJP (Bharatiya Janata Party, parti indien du peuple) du Premier ministre Narendra Modi au pouvoir. Les manifestants exigent notamment la démission du chef de la commission, Gyanesh Kumar. Devant l'appel à la mobilisation générale à Delhi samedi 10 octobre, les autorités répliquent par un coup de filet généralisé. Dirigeants politiques, étudiants, membres clés du mouvement contestataire des "cafards"... Tous ont été arrêtés.
À bord d'un vol Air India immobilisé sur le tarmac de l'aéroport, une scène stupéfiante a lieu. Les policiers de Delhi s'engouffrent dans la cabine pour cueillir, directement sur son siège, Abhijeet Dipke, le leader du mouvement des cafards, désormais Parti du peuple cafard ou Parti des cafards : "Regardez ce qu'est devenue cette nation ! Nous sommes arrêtés directement dans l'avion. Même sous Indira Gandhi, ce n'était pas comme ça. C'est la dictature", clame le principal intéressé. Quelques heures plus tard, le pouvoir en place opère une nouvelle démonstration d'autorité, cette fois-ci contre la figure de la fronde étudiante, Neha Bora, arrêtée.
Des milliers d'autres manifestants arrêtés sont désormais parqués dans des camps de rétention. Et dans la rue, la colère gronde. Saadna, une habitante de la capitale, accuse directement le premier ministre indien Narendra Modi. Selon elle, "le monde doit savoir qu'il a volé des votes ! Il a volé les voix dans l'Uttar Pradesh, au Gujarat, à Delhi et au Pendjab. C'est un gouvernement de voleurs et d'escrocs. Vive l'Inde".
Si la rue se mobilise, c'est en raison de la radiation historique de 130 millions d'électeurs, un nettoyage des listes orchestré par la commission électorale accusée de rouler pour le BJP, le parti de Narendra Modi. Yogendra Yadav, coordinateur de la plateforme citoyenne pour l’unité de l’Inde Bharat Jodo Abhiyan affirme que le pays bascule. "La démocratie est détournée. L’Inde n’est plus la fière démocratie qu’elle était. Nous sommes devenus un État autoritaire compétitif, comme la Turquie ou la Hongrie d'avant. Et nous évoluons vers une autocratie électorale, comme la Russie aujourd’hui", explique-t-il.
Pour étouffer ce soulèvement sans précédent, le pouvoir impose un état de siège. Les habitants décrivent ainsi un véritable confinement de sécurité, où le centre de Delhi se retrouve privé d'Internet et une cinquantaine de stations de métro sont fermées.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?


1 hour_ago
63



























.jpg)






French (CA)