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Publié le 20/07/2026 07:58 Mis à jour le 20/07/2026 11:00
Temps de lecture : 3min
Des supporters espagnols célèbrent le but de l'Espagne lors de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et l'Argentine, diffusée sur un écran géant dans la fan zone du quartier du Forum à Barcelone, le 19 juillet 2026. (JOSEP LAGO / AFP)
De New York, lieu de la finale, jusqu'à Barcelone, où joue Ferran Torres, l'unique buteur de cette finale contre l'Argentine, les fans de la "Roja" racontent leur joie et leur soulagement après une prolongation suffocante.
Le trophée revient en Europe. Deux ans après son sacre continental, l'Espagne a remporté son deuxième titre en Coupe du monde de football, dimanche 19 juillet, à New York, en dominant l'Argentine lors d'une finale à sens unique mais longtemps cadenassée, avant la délivrance venue des pieds de Ferran Torres en prolongation (1-0), qui a privé Lionel Messi d'un doublé historique.
Il a pourtant fallu attendre la 106e minute et un but de l'attaquant du FC Barcelone pour dénouer le match et libérer les Espagnols, en supériorité numérique après l'exclusion pour un deuxième carton jaune d'Enzo Fernandez dans les arrêts de jeu (90e+4).
"C'est le rêve de 47 millions de personnes ! On le mérite vraiment d'être champion. On a tout donné. C'était un marathon, pas un sprint. Et les bonnes choses arrivent toujours à ceux qui le méritent le plus", expliquait, juste après le match, le buteur Ferran Torres. "Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet", a salué la Maison royale espagnole sur le réseau social X.
A deux pas du stade de New York, au milieu des néons et des écrans géants de Time Square, les Espagnols chantent leur joie en hurlant Campeónes, "champions". "On mérite cette victoire, du début à la fin. Je vais vous dire mon sentiment, c'est juste que le football a gagné. Maintenant, on célèbre ça à New York, et on fera encore la fête en Espagne", savoure Rafa, venu de Madrid.
Des supporters espagnols célèbrent le premier but de leur équipe lors de la finale de la Coupe du monde de football 2026 opposant l'Espagne à l'Argentine au stade d'East Rutherford, dans le New Jersey, le 19 juillet 2026. (ROBERTO SCHMIDT / AFP)
De l'autre côté de l'Atlantique, à Barcelone, au coup de sifflet final, c'est la folie. Le maquillage rouge et jaune coule sur les joues luisantes de Paola, qui sourit. "Comme dans un rêve", la Barcelonaise danse sur le son des klaxons au milieu d'une trois-voies où les voitures sont à l'arrêt. "C'est un rêve. On est meilleur que tout le monde ! On gagne la Coupe du monde. En 2010, j'avais deux ans, je n'ai aucun souvenir. Là, ça va rester toute la vie. Le but, le coup de sifflet final et tout s'est déchaîné...", s'enthousiasme-t-elle, au milieu de milliers d'autres supporters.
Ce nouveau titre planétaire résonne particulièrement dans ce pays passionné de football où ce sport fédère ses 50 millions d'habitants, dont une partie de la jeune génération n'avait d'ailleurs pas vécu le premier sacre de la "Selección" au Mondial-2010 en Afrique du Sud.
Sergi, 16 ans, lui, en a déjà perdu la voix. Quand on lui demande ce qu'il ressent, un feu d'artifice spontané explose alors à deux pas : "Personne ne peut comprendre comme je suis heureux", confie-t-il. La soirée a, en effet, été longue, très longue pour les fans de la "Roja" : outre le jeu, très pauvre, sur le terrain, une mi-temps qui a duré 27 minutes, il y a donc eux ces prolongations suffocantes. "J'étais persuadée que l'Espagne allait gagner, mais franchement...", souffle une jeune femme.
"Le foot nous rassemble, même s'il nous fait vivre un calvaire ! On est en tension permanente tant que ce n'est pas fini et finalement, on se dit ouf, enfin !"
Une supportrice espagnole de Barcelone
à franceinfo
Une victoire en prolongation, c'est toujours mieux que les tirs au but, un exercice "injuste", selon Alex. "L'Espagne le mérite. On a humilié l'Argentine", dit-il, en gonflant le torse. Pour lui, cette équipe d'Espagne, c'est "la meilleure de l'histoire", éclipsant les gloires du passé.
Arno, 18 ans, torse nu, les yeux tournés vers la nuit de fête... et qui rêve déjà du prochain Championnat d'Europe. Avant de se rappeler que "L'Espagne fait partie des organisateurs de la Coupe du Monde 2030. On va viser la troisième étoile !", lance-t-il.
Après ce sacre et une nuit de "fiesta" partout en Espagne, les joueurs de la "Roja" sont attendus lundi à Madrid pour célébrer cette deuxième étoile, où une foule immense voudra partager son bonheur lors d'un défilé historique. Le trophée doré de la Coupe du monde dans ses bagages, la sélection espagnole doit atterrir à l'aéroport Madrid-Barajas à 12H50 locales. Les joueurs seront reçus par le roi et le Premier ministre. Ensuite, ils monteront à bord d'un bus à impériale et défileront dans le centre de la capitale pour permettre à "environ un million" de personnes, selon le préfet de Madrid Francisco Martin, d'approcher au plus près les champions du monde.
Le reportage d'Alexandre Berthaud à Barcelone
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