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Mardi 1er septembre, 11,6 millions d’élèves entameront une scolarité « sans portable » de la maternelle au lycée. Cinq mille neuf cents postes supplémentaires et 200 millions d’euros d’enveloppe viennent accompagner la mesure.Une rentrée qui prétend résoudre par l'interdit ce que l'école peine à résoudre par la pédagogie.
La loi promulguée le 24 août 2026 étend à tous les lycées le principe déjà en vigueur dans le premier degré et les collèges. L’usage du téléphone et des objets connectés est proscrit pendant le temps scolaire, y compris hors enceinte pour les activités liées à l’enseignement. Des dérogations restent possibles via le règlement intérieur : usages pédagogiques, handicap, besoins de fonctionnement. Le ministère présente la mesure comme une protection contre la surexposition aux écrans et un retour à la concentration. Les établissements disposent de quelques semaines pour adapter leurs règles.
Une rentrée placée sous le signe de l’interdiction
Mardi, la rentrée scolaire s’effectue avec un principe simple : zéro téléphone dans l’établissement scolaire, de la maternelle au lycée. L’objectif affiché est de limiter les distractions et de restaurer un environnement davantage consacré aux apprentissages.
L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : glissement vers le totalitarisme? Par Elise Rochefort
En ce début d’année 2026, alors que l’Assemblée nationale et le Sénat s’écharpent pour savoir qui, de la droite sénatoriale ou des macronistes, aura la paternité de la « protection de nos enfants », il est urgent de baisser le son et de lire les petites lignes. La proposition
Le Courrier des StratègesRédaction

La mesure s’inscrit dans une politique déjà engagée contre l’usage du portable à l’école. Elle répond à une inquiétude largement partagée sur les effets de l’attention fragmentée et de l’omniprésence des écrans chez les jeunes.
Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs: une dérive liberticide déguisée en protection, par Eric Lemaire
Emmanuel Macron a récemment réaffirmé sa volonté d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ou 16 ans. L’objectif affiché est la protection des enfants face aux effets délétères des plateformes numériques : addiction, anxiété, harcèlement, exposition à des contenus violents ou sexualisés. Le raisonnement
Le Courrier des StratègesRédaction
Mais l’interdiction ne constitue pas, à elle seule, une politique pédagogique. Elle déplace la question : comment obtenir le silence nécessaire à l’apprentissage sans répondre au problème plus profond de la capacité de l’école à transmettre les fondamentaux ?
5 900 postes et 200 millions d’euros : la réponse budgétaire
Par ailleurs, le gouvernement annonce 5 900 emplois supplémentaires et plus de 200 millions d’euros de crédits additionnels. L’État choisit donc simultanément la contrainte sur les usages et l’augmentation des moyens.
Mineurs sur les réseaux sociaux : ces risques liberticides que la loi Attal fait courir, par Élise Rochefort
Le couperet est tombé hier. Avec l’adoption de l’article 6-9, le législateur ne se contente plus de « recommander » : il impose une muraille de Chine numérique entre les moins de 15 ans et les réseaux sociaux. Si l’intention — protéger nos enfants des abysses algorithmiques — est noble, la
Le Courrier des StratègesRédaction

Depuis des années, la dégradation du niveau scolaire alimente rapports, évaluations et réformes successives. Pourtant, la réponse publique tend régulièrement à combiner réglementation, dispositifs supplémentaires et dépenses nouvelles.
Or davantage de moyens ne garantit pas mécaniquement davantage de transmission. Le véritable indicateur devrait rester le résultat : lire correctement, comprendre un texte, écrire et raisonner.
L’école sans téléphone sera-t-elle une école qui lit ?
La lecture tocquevillienne de cette rentrée est finalement assez simple : lorsque l’État peine à modifier les comportements par l’éducation, il est tenté de les modifier par la règle. Le téléphone devient ainsi le symbole commode d’un problème beaucoup plus vaste : concentration, rapport au savoir, autorité scolaire et méthodes pédagogiques.
Interdire peut être utile. Cela peut même créer les conditions matérielles d’un apprentissage plus efficace. Mais l’interdit ne transmet rien par lui-même.
La question décisive n’est donc pas seulement de savoir combien de téléphones resteront dans les cartables. Elle est de savoir combien d’élèves sortiront de l’école en sachant réellement lire. Une école peut parfaitement être sans téléphone et rester incapable de transmettre : l’objet aura disparu, mais le problème sera toujours là.





























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