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Hébergé à Rennes par un cousin, un couple devait être expulsé de son logement. Sur place, l'huissier a découvert deux kilos de drogue, pour une valeur de 40 000 euros.
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Par Rédaction Rennes Publié le 19 août 2026 à 5h56
Un couple d’habitants de Rennes a été jugé par le tribunal correctionnel, en comparution immédiate, jeudi 30 juillet 2026. Deux jours plus tôt, dans le cadre d’une procédure d’expulsion, un huissier de justice s’était en fait présenté dans l’appartement de Bafode et de sa compagne, Fiona, mis à disposition par « un cousin » du premier. En ouvrant les placards de ce logement situé rue Saint-Malo, alors que les policiers étaient présents, l’huissier était tombé sur « deux pains d’héroïne » d’un poids total de « 2 kg » et d’une valeur estimée à « 40 000 euros ».
Stocker et livrer l’héroïne
Bafode avait expliqué avoir joué les « nourrices », mais la découverte d’un compte WhatsApp avait mis à mal cette version.
« Il n’était pas simplement question de stocker, mais aussi de livraison », a relevé la présidente de l’audience des comparutions immédiates.
Le jeune de 26 ans – titulaire d’une licence 2 d’économie-gestion – lui a répondu que ce compte ne lui « appartient pas » et que « quelqu’un d’autre l’utilise ».
« Vous avez une famille soutenante, un appartement prêté gratuitement, une BMW mise à disposition par un ami. Qu’est-ce que vous venez faire dans cette galère, monsieur ? », l’interroge la présidente. « Je me pose la même question que vous, j’ai été un peu trop naïf et un peu trop fainéant », lui répond Bafode.
« Il coupait les blocs sur la table du salon »
Fiona a assuré pour sa part n’avoir pas su que son compagnon gardait de la drogue à leur domicile. « Ça ne m’intéresse pas », a éludé la jeune femme de 23 ans qui travaille comme « prothésiste ciliaire ».
Reste que « lui explique qu’il coupait les blocs sur la table du salon », lui rétorque la présidente. « Je sortais beaucoup, il avait tout le temps qu’il voulait pour le faire quand je n’étais pas là », ne se démonte pas la prévenue.
Tous les deux ont refusé de donner aux enquêteurs les codes de déverrouillage de leurs téléphones.
« J’avais des choses assez intimes dedans », explique Fiona, qui assure ne pas avoir « acheté » la drogue ou l’avoir « mise dans le tiroir ».
Déjà condamnée pour « un vol avec violence » et une « violation de domicile », elle projette de devenir « aide-soignante ».
Son compagnon, lui, assure qu’il va « reprendre le chemin du travail » après être rentré chez sa mère, à Reims (Marne).
Les deux suspects condamnés
Mais ce ne sera pas pour tout de suite puisque Bafode a été condamné à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme avec incarcération immédiate.
À sa sortie, il sera soumis à un sursis probatoire pendant deux ans avec l’obligation de travailler, de payer une amende de 5 000 euros et l’interdiction de paraître à Rennes. S’il ne respecte pas ces conditions, il retournera en prison pendant un an.
Sa compagne a pour sa part écopé de six mois de prison ferme, mais effectuera cette peine sous bracelet électronique, à condition qu’elle respecte une obligation de travail et qu’elle s’acquitte d’une amende de 1 000 euros.
CB et RB (PressPepper)
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