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Pour tenir l’objectif de réduction du déficit public à 3 % du PIB, le ministère de l’Économie a fixé des « principes généraux » aux administrations.
Passer la publicité Passer la publicitéQuoi qu’il advienne, et peu importent les crises, l’objectif de réduction du déficit public reste fixé à 3 % du PIB en 2029. C’est dans cet esprit que le ministère de l’Action et des Comptes publics a envoyé le 20 avril un courrier à tous les membres du gouvernement et responsables ministériels, les enjoignant à maîtriser les dépenses publiques. Cette circulaire relative à la préparation des volets « performance » du projet de loi de finances 2027 fait partie des incontournables de la procédure budgétaire.
Alors que le gouvernement est engagé depuis le 27 avril et jusqu’au 15 mai dans les « conférences budgétaires » avec tous les ministres, à l’issue desquelles il arbitrera les plafonds de crédits pour l’année prochaine, certains « principes généraux » sont d’ores et déjà fixés aux administrations, dans la perspective de 2027 mais aussi de 2028 et 2029.
Économies en valeur
Hors Défense, dont les dépenses sont appelées à augmenter continûment, les budgets ministériels « devront globalement être en diminution, en valeur, par rapport à la loi de finances initiale pour 2026 », est-il indiqué. La baisse devra donc être absolue, et non par rapport à ce que la dépense aurait été si on avait laissé filer la trajectoire à politique constante (en prenant en compte l’inflation, la démographie...). Une logique que François Bayrou avait lui-même tenté d’imposer dans le périmètre de l’État lorsqu’il était premier ministre, avant de chuter. À titre d’illustration, tous budgets confondus (État et social), le déficit a eu beau avoir été réduit de 5,8 % à 5,1 % du PIB entre 2024 et 2025, cela n’a pas empêché les dépenses d’augmenter sur cette période, de 35,5 milliards d’euros, a rappelé la Commission des finances du Sénat dans un rapport publié la veille.
Dans ce cadre de recherche d’économies et d’optimisation de la dépense, la maîtrise des effectifs déjà inscrite dans le budget 2026 « devra être amplifiée », ajoute le document. Les ministères sont appelés à porter « une attention particulière » à ce que les embauches soient justifiées « au regard de l’évolution tendancielle des besoins ». Dans un langage euphémisé, les administrations sont appelées à réfléchir à deux fois avant de renouveler les « départs naturels ».
Le premier ministre arbitrera de manière définitive sur les plafonds de crédits et les « mesures sous-jacentes » avant la mi-juillet, est-il annoncé. Les hostilités au niveau parlementaire pourront véritablement démarrer à la rentrée.


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