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Entre le coup d’envoi du Festival Kuumba, Microphone Controller qui plonge dans la réalité des enfants entendants de parents sourds (EEPS), et les soirées dansantes sur glace, voici des activités à faire dans le Grand Toronto ce week-end du 30 janvier au 1er février.
Le Festival Kuumba au Centre Harbourfront

La 31e édition du Festival Kuumba a lieu au Centre Harbourfront dès le 1er février. (Photo d'archives)
Photo : Harbourfront Centre
À l’approche du Mois de l’histoire des Noirs, le Centre Harbourfront s’anime avec le retour du Festival Kuumba, pour célébrer l’excellence artistique et l’héritage des communautés noires d’Amérique du Nord.
Sous le thème Les sons de la culture noire, la programmation de la 31e édition propose un mois complet d’activités multidisciplinaires, y compris des performances musicales, de théâtre et de danse, des expositions d’arts visuels, des conférences, ainsi que des activités familiales gratuites.
Pour marquer le coup d’envoi, l’artiste multidisciplinaire ghanéen-canadien Ekow Nimako présente 16 œuvres de sa plus récente série Building Black Amorphia : Spiritual Starships.

Ekow Nimako est reconnu internationalement pour ses sculptures géantes en Lego de couleur noire, qui s’associent à ses récits afrocentristes. (Photo d'archives)
Photo : Harbourfront Centre
En musique, un concert hommage à Jimmy Cliff, la légende du reggae, aura lieu dimanche, sous la direction de Jay Douglas et des All Stars.
Du 1er au 28 février au Centre Harbourfront.
Microphone Controller

« Microphone Controller » est présenté à Toronto, après Berlin, avec l’objectif de tourner à travers le Canada en français et en anglais. (Photo d'archives)
Photo : Carlos Collado
Microphone Controller, une performance solo chorégraphiée et interprétée par Lukas Malkowski, se situe à la croisée du concert rock et du spectacle de danse, incorporant langue de signes américaine (ASL), voix et mouvement.
À travers le personnage qu’il incarne, l’artiste, lui-même enfant entendant de parents sourds (EEPS), offre une fenêtre sur sa réalité, et sa quête pour trouver sa propre voix.
L'œuvre raconte l’histoire de la vedette de rock Microphone Controller, aussi EEPS, explorant les thèmes de l’accessibilité et de l’identité, dans une performance percutante, vue par Radio-Canada, qui se révèle être unique en son genre, et s’adressant à un public sourd, malentendant et entendant.
Je voulais vraiment utiliser des concerts bruts combinant la langue des signes et la danse contemporaine pour montrer que la voix n'est pas seulement quelque chose que l'on entend ou que l'on exprime avec la bouche, explique Lukas Malkowski. C'est quelque chose que l'on ressent et que l'on voit avec les yeux, en utilisant la langue des signes, ajoute-t-il.
Cette émotion était palpable à la sortie de la première représentation.
Ralitsa Rodriguez, s’exprimant en langue de signes (ses paroles traduites par son interprète), visiblement très émue, a déclaré : Je n'ai jamais vu un spectacle comme celui-ci auparavant.
C'est notre histoire, et nous pouvons tous l'entendre, nous pouvons tous voir. C'est un spectacle pour tout le monde.
Jusqu’au 31 janvier au Ross Centre for Dance, présenté par Citadel + Compagnie.
Tafelmusik célèbre Bach Brandenburgs!

Récemment nommé aux prix Juno 2026, l’ensemble Tafelmusik débute l’année avec un programme consacré à Jean-Sébastien Bach. (Photo d'archives)
Photo : Dahlia Katz
Sous la direction de la violoniste Rachel Podger, reconnue mondialement pour ses interprétations baroques, l’orchestre Tafelmusik interprète les quatre premiers concertos brandebourgeois. Le public aura également la rare occasion d’entendre le violon piccolo, un instrument pour lequel Bach a spécifiquement écrit.
Le programme est complété par la première torontoise du Prélude et fugue en mi bémol majeur St. Anne, de Bach, nouvellement arrangé par le codirecteur artistique Dominic Teresi.
Du 29 janvier au 1er février, au Jeanne Lamon Hall de l’église Trinity-St. Paul’s Centre de Toronto.
Envie de plus de musique?
- Jade LeMac, artiste en lice dans la catégorie Révélation de l’année au prix Juno 2026, en concert le 31 janvier, The Opera House
Hommage à Luis Buñuel à la cinémathèque du TIFF

Le cycle de 11 films de Luis Buñuel s’ouvre le 30 janvier avec la première torontoise de la restauration 4K de « Viridiana ». (Photo d'archives)
Photo : Courtoisie du TIFF
La Cinémathèque du TIFF présente Désir et déviance, une rétrospective consacrée à Luis Buñuel. Le réalisateur a laissé sa marque par son œuvre surréaliste et satirique, critiquant ouvertement les prétentions bourgeoises, la religion et l’autoritarisme.
La riche programmation explore cinq décennies, y compris des classiques comme Un chien andalou et le Charme discret de la bourgeoisie, lauréat d’un Oscar en 1973. S’ajoute à cela une projection en 35 mm de Cet obscur objet de désir et Belle de jour, projetés dans une version restaurée en 4K pour la Saint-Valentin.
Jusqu’au 25 février.
Soirée dansante sur glace
En soirée, plusieurs patinoires de la métropole prennent des allures de pistes de danse adaptées aux familles.
Parmi les rendez-vous offerts, la populaire patinoire du Centre Harbourfront accueille chaque samedi les soirées de patinage DJ Skate Nights.
Le samedi 31 janvier, ce sera au rythme de DJ Revy B, une pionnière de la scène Afrobeats, qui a notamment assuré les premières parties d’Erykah Badu et Boyz II Men.
L’événement est ouvert à tous les âges et l’entrée est gratuite.
Autres lieux de rendez-vous :
- DJ Skate Nights, patinoire Hangar Skate, située sur le site de l’ancien aéroport Downsview, les vendredis, jusqu’au 13 février
- Skates and Sounds, patinoire Barbara Scott Skate Trail, à College Park, au centre-ville de Toronto
Avec la collaboration de Katia St. Jean, Hadrien Volle et Sarah Tomlinson


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