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La bonification du crédit d’impôt pour les médias dans le plus récent budget provincial, présenté plus tôt cette semaine par le ministre des Finances, Éric Girard, est bien accueillie par des intervenants de la région.
Les radios commerciales, les télévisions privées et les agences de presse pourront désormais bénéficier d’une aide financière de Québec, qui était jusqu’ici réservée à la presse écrite.
Le crédit d’impôt octroyé par le gouvernement permettra de couvrir 35 % des salaires liés aux activités journalistiques. C’est une mesure qui devrait coûter 40,2 M$ à l’État pour les cinq prochaines années.
Cette nouvelle est bien accueillie par le comité de l’Est-du-Québec de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
C’est une excellente nouvelle , lance la présidente régionale, Johanne Fournier. Ça fait longtemps que c’était demandé par la FPJQ. C’est une bonne décision de la part du gouvernement Legault, du budget Girard , poursuit-elle.
C’est un bon coup de pouce, mais il faudrait que le fédéral emboîte le pas.

Johanne Fournier est journaliste et présidente de la section régionale de l'Est-du-Québec pour la FPJQ. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La semaine dernière, la Fédération des chambres de commerce du Québec a également publié une lettre ouverte demandant aux gouvernements d’agir pour aider les médias régionaux.
L’aide financière est donc bien accueillie, même si elle n’est pas jugée suffisante pour faire face à la crise qui touche tous les médias.
C’est globalement une bonne nouvelle, mais il y a un hic. Les radios communautaires n’ont pas accès à cet argent-là, donc il y a encore un déséquilibre , expose la directirce générale de la Chambre de commerce et d’industrie Baie-des-Chaleurs, Valentine Palma.
Pour des régions comme la nôtre, la différence que font les médias dans notre coin c’est encore plus important, parce qu’au-delà de la vitalité démocratique, c’est également la vitalité culturelle et économique.

Valentine Palma est la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Baie-des-Chaleurs. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois
Elle ajoute que, dans les dernières années, les médias de l’est du Québec, comme partout au pays, ont vu leur revenus publicitaires baisser au profit des géants du numérique.
Il y a un déséquilibre aussi au niveau réglementaire vis-à-vis des géants numériques, quand on parle d’entreprises qui font une grande différence dans nos régions, alors je pense que c’est important de ne pas les laisser disparaître , conclut Mme Palma.
En tout et partout, Québec prévoit dans son budget 75,4 M$ sur cinq ans pour assurer la pérennité de l’écosystème médiatique québécois et 73,3 M$ sur trois ans pour « promouvoir les contenus culturels québécois ».


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