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Un an après l’élection du 12 octobre 2025, la scène politique camerounaise ressemble à un plateau de théâtre dont les acteurs auraient quitté la salle chacun par une porte différente. Paul Biya a été réélu avec 53,66 % des suffrages, selon les chiffres cités. Les autres candidats, eux, ont suivi des trajectoires très inégales. Certains travaillent leur ancrage local, d’autres ont disparu, un dernier est parti en exil. Voici ce que l’on sait d’eux.
Biya, et l’exil de Tchiroma Bakary
Le président a remporté la présidentielle avec 53,66 % des voix, d’après les résultats évoqués. Quelques mois plus tard, selon les extraits disponibles, le chef de l’État a posé de premiers actes forts, avec une réforme constitutionnelle et des orientations annoncées pour les jeunes et les femmes. Les détails de ces mesures sont tronqués dans le document que j’ai sous les yeux.
Le cas d’Issa Tchiroma Bakary est à part. Candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), il est arrivé deuxième avec 35,19 %, contesté par ses partisans qui estimaient avoir remporté le scrutin. Les contestations ont débouché sur un exil, avec une retraite en Gambie, selon la coupure. Le reste de son parcours n’est pas lisible dans le document.
Ce que l’on peut dire, c’est que la présidentielle de 2025 a laissé des tensions durables. Rien n’indique à ce stade que ces tensions soient apaisées.
Les autres candidats, entre terrain et silence
La candidate de l’UDC, Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, a terminé cinquième avec 1,66 %. Elle poursuit ses activités politiques et a renouvelé sa présence sur le terrain, notamment dans la région de l’Extrême-Nord.
Joshua Osih, président du Social Democratic Front (SDF), mène de son côté une série de sorties stratégiques. Il tient des conférences de presse, préside des réunions du parti et visite ses militants. Après la présidentielle, il a notamment prié pour une élection sans trouble devant le Conseil constitutionnel.
Ateki Seta Caxton, premier vice-président du Liberal Alliance Party (PAL), travaille sur une restructuration interne en vue des législatives et municipales à venir. Il a affirmé vouloir présenter une liste, selon les extraits lisibles.
Akere Muna, lui, est resté très discret. L’avocat anti-corruption n’a pas fait de sortie politique marquante depuis le scrutin.
Cabral Libii, du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a terminé troisième. Il continue de rester présent sur le terrain. L’objectif est de se remobiliser, avec des rencontres de base prévues dans plusieurs régions.
Serge Espoir Matomba, du Parti Univers de la renaissance sociale (PURS), a recueilli 0,35 % des voix. Il multiplie néanmoins les contacts avec les populations, notamment auprès des jeunes.
Hiram Samuel Iyodi, secrétaire exécutif du MP3 (Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple), travaille à implanter son parti et à améliorer son dispositif de proximité, avec des tournées dans les régions.
Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP, a été très peu visible. La coupure parle d’une présence publique « sporadique » depuis le scrutin.
Les prochaines échéances locales diront qui a travaillé et qui s’est mis en retrait. Rien ne garantit que les candidats les plus discrets pèseront dans les urnes.
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Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


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