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Deux hommes et deux femmes ont été entendus par les enquêteurs ce mercredi après-midi, douze jours après la découverte d’une tête de porc devant le domicile du maire sortant, dans des circonstances encore troubles.
Passer la publicité Passer la publicitéDe nouvelles auditions ont eu lieu dans la rocambolesque «affaire de la tête de cochon» qui secoue actuellement la ville de Nice (Alpes-Maritimes) et son élection municipale prochaine, près d’une semaine et demie après la découverte par le maire Christian Estrosi et son épouse, d’une tête de porc coupée en deux devant leur domicile. Sur l’objet, une affichette épinglée le représentait avec une étoile de David, et était accompagnée d’une insulte.
Dans un communiqué transmis ce mercredi soir, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a fait part de quatre nouvelles gardes à vue. Deux personnes, âgées d’une trentaine d’années et de nationalité tunisienne, avaient déjà été interpellées vendredi dernier, puis mises en examen et placées en détention provisoire.
Concernant le profil de ces quatre nouvelles personnes, le procureur précise qu’il s’agit d’abord de deux hommes, dont les gardes à vue ont toutes deux été prolongées ce mercredi soir : l’un est âgé de 46 ans et a été interpellé à son domicile; le second, de 79 ans, a quant à lui été convoqué «et s’est présenté auprès des services de police».
Deux femmes entendues puis relâchées
Les deux autres personnes, deux femmes, sont âgées de 69 et 63 ans. Elles ont été «convoquées et se sont également présentées», indique le parquet de Nice, qui ajoute qu’«après auditions, les gardes à vue ont été levées dans l’après-midi». Ces mesures de contrainte ont été prises dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 6 mars pour «provocation publique à la haine ou à la violence à raison de la religion», «violences aggravées visant un élu public», «accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel» et «association de malfaiteurs».
Ces nouvelles auditions interviennent cinq jours après l’interpellation de deux hommes de 36 et 38 ans, au profil trouble. L’un d’entre deux aurait échangé plusieurs messages avec une très proche collaboratrice de l’édile, qui s’est constitué partie civile et dénonce une «barbouzerie». La collaboratrice estrosiste, entendue comme témoin et non mise en cause, plaide «une tentative d’infiltration» à des fins électorales.


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