Un «Happy Birthday Mr. President», susurré plus que chanté, d’une voix volontairement fébrile, comme s’il n’y avait personne d’autre dans la salle… Sept ans après la robe blanche estivale de Sept ans de réflexion, la robe blanche cousue à même le corps du gala organisé en l’honneur de l’anniversaire du président John Fitzgerald Kennedy, le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, fait sensation. Marilyn Monroe monte sur scène avec du retard, elle peut à peine marcher tant sa robe est moulante.
Alors mariée au dramaturge Arthur Miller, son troisième époux, l’actrice entretient une relation adultère avec le 35e président des Etats-Unis, «qui tournoyait autour d’elle comme un moucheron autour d’une flamme», dira Adlai Stevenson, ancien chef du Parti démocrate. JFK et Marilyn incarnent une certaine idée du glamour à l’américaine, mais il y a aussi dans leur histoire quelque chose d’infiniment triste. L’extrême fragilité de la star, ce soir-là, trahit un profond mal-être, ou du moins une extrême mélancolie.


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