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Paul St-Pierre Plamondon doit espérer que l’allure de sa campagne ne sera pas calquée sur les aléas météorologiques de sa première journée à bord de l’autobus bleu pétant du Parti québécois.
Le chef péquiste lançait sa tournée du Québec, jeudi. Sa première annonce s’est faite en bordure du fleuve Saint-Laurent, sous un soleil radieux, vers midi. Mais le ciel s’est assombri à mesure que de menaçants nuages s’amassaient au-dessus de la circonscription de « PSPP ». L’averse quasi apocalyptique qui s’est ensuivie a forcé l’équipe du chef à rentrer à la hâte dans l’autobus. Aucun de leurs vestons n’est resté sec.
Meneur dans les sondages, Paul St-Pierre Plamondon, s’est pour sa part attiré les foudres de ses rivaux politiques jeudi. Attaqué pour certaines de ses candidatures, le chef du PQ a défendu ses troupes, qu’il dit parfaitement préparées à protéger le Québec des frondes tarifaires de Donald Trump.
Présentant son candidat dans Repentigny, Nicolas Girard, un ancien député (2004-2012), il a vanté l’expérience politique de son équipe. Mais le parti, qu’il veut voir diriger le Québec, a-t-il suffisamment d’expérience pour gouverner ? En conférence de presse, « PSPP » a admis que, parmi ses candidats, seuls Nicolas Marceau (ex-ministre des Finances) et Pascal Bérubé (ex-ministre du Tourisme) avaient précédemment siégé dans un gouvernement.
Derrière lui, Alain Therrien, député dans le gouvernement de Pauline Marois de 2012 à 2014, n’a pas osé le contredire. « Il m’a oublié », a-t-il lancé avec amusement aux journalistes, quelques minutes plus tard.
Pour mettre un point final à une première journée mouvementée, le chef péquiste s’est rendu dans un rassemblement dans une succursale des pubs ludiques Randolph. Se procurera-t-il un jeu de stratégie en vue de l’élection ? a demandé l’auteur de ces lignes à une membre de son entourage. « Je dirais plutôt “Croque-Carotte” », a-t-elle répondu, espiègle.
C’est que, comme en 2022, Paul St-Pierre Plamondon espère passer une partie de la campagne auprès de ses enfants. Et comme sa famille, qui a vu naître le petit Henri depuis la dernière élection générale, il espère voir son caucus s’agrandir le 5 octobre.


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