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À l’occasion de la sortie de son nouvel album, le chanteur est l’invité de l’émission musicale du Figaro ce vendredi 20 mars. L’artiste revient sur sa carrière marquée par les contrastes, la scène, le succès, les tournées et évoque sa réflexion sur la célébrité.
Passer la publicité Passer la publicité«Le Live du Figaro», présenté par Sarah Lecoeuvre et Olivier Nuc, accueille ce vendredi 20 mars Axel Bauer, auteur-compositeur-interprète et guitariste. À l’occasion de la sortie de son nouvel album Grand 8, l’artiste français revient sur un projet musical riche en contrastes et sur un parcours artistique façonné par plus de trente ans de scène. Ce nouvel opus est composé de quatorze titres dont Ma seule cause, S’en aller tout quitter ou encore Il pleure dans mon cœur et mélange rock énergique, ballades mélancoliques et textes particulièrement travaillés. L’artiste revendique pleinement cette diversité musicale : «C’est ce contraste qui m’a amené à lui donner un titre qui rappelle la vitesse, le ralenti, le vertige et les montagnes russes», a-t-il confié à Franceinfo, en amont de l’émission du Figaro TV.
À travers ce disque, Axel Bauer explore une dualité intime, entre une forme de mélancolie héritée de l’enfance et un tempérament plus extraverti qui le «pousse à brancher [s]a guitare électrique». Dans Grand 8, le musicien s’entoure également de figures singulières de la scène française. Il signe notamment une collaboration avec Brigitte Fontaine sur le titre Merde à la mer, et travaille avec le parolier Boris Bergman, qui coécrit Les chemins de la neige aux côtés de celui qui a vendu près de trois millions de disques. Dans la continuité de cette sortie, le chanteur a également annoncé une tournée à travers toute la France qui se prolongera jusqu’à la fin de l’année 2026.
Ce retour discographique marque une évolution par rapport à ses projets précédents. En 2012, Axel Bauer publiait Peau de serpent, un album résolument rock et sombre. Avec Grand 8, l’artiste assume aujourd’hui une écriture plus nuancée et des ballades plus présentes. Il assure dans «Le Live du Figaro» «avoir retrouvé ce que [il avait] connu dans les albums qui [l]’ont façonné, les albums des années 70» où l’on pouvait passer de morceaux qui, selon ses dires, «envoient» très forts, qui sont «très rocks» à des chansons plus «chantées», très «posées» et très «calmes». Selon lui, ces contrastes ont toujours nourri sa musique et traversent l’ensemble de sa carrière.
Pourquoi n’avoir publié que huit disques en 30 ans ? Après la période où il était sous contrat avec Universal Music Group, il explique avoir consacré plusieurs années presque exclusivement aux concerts : «J’ai quitté Universal et j’ai passé beaucoup de temps à faire des concerts, juste sur la route, dans ce que Bob Dylan appelle “The never ending tour”». Il ajoute : «Je ne trouvais pas le besoin de refaire un album». Une référence assumée à Bob Dylan, dont la tournée permanente est devenue mythique dans l’histoire du rock.
C’est comme nager en eaux troubles, on essaye d’y voir un peu clair
Axel BauerCette vie de musicien en mouvement constant nourrit également sa vision de la vie qui s’écoule. «Le temps qui passe nous change toujours un petit peu», déclare-t-il, soulignant que le métier d’artiste ressemble à un long voyage où l’on apprend en permanence. La scène lui permet justement de rester dans cet apprentissage continu, au point d’oublier parfois les années qui défilent. Au fil de l’entretien, Axel Bauer évoque aussi le rapport complexe à la célébrité, arrivée très tôt dans sa carrière. «Quand elle vous tombe dessus, vous n’avez pas d’autres choix que de l’accepter», reconnaît-il. Face à cette exposition soudaine, il affirme avoir parfois ressenti le besoin de prendre du recul, allant même jusqu’à partir vivre à l’étranger. «C’est comme nager en eaux troubles, on essaye d’y voir un peu clair», imagine-t-il en décrivant également un univers où l’entourage et le regard des autres changent rapidement.
L’artiste indique enfin que la perception du public peut transformer une personnalité. «On vous découvre, on vous invente», observe-t-il, rappelant qu’il n’avait que 22 ans lorsqu’il a commencé sa carrière. À l’époque, sa famille s’inquiétait pour lui et il ne se sentait pas encore totalement construit : «J’avais cette passion qui était la musique et finalement je me suis engouffré dedans pour ne pas avoir à penser trop à tout ça». Aujourd’hui encore, cette même passion semble guider le chanteur sur les routes et dans ses nouvelles créations.


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