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Par Carl Meeus, pour Le Figaro Magazine
Le 28 juillet 2026 à 22h21
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En arrachant des pins à l’entrée du village du Cap Ferret pour créer un pare-feu, le propriétaire de la pointe, Benoît Bartherotte, a déclenché une vive polémique.
Le feu de Gironde n’est pas encore éteint, mais la polémique est déjà lancée et devrait être vive dans les prochains jours. Un particulier peut-il s’arroger le droit de couper des arbres d’une forêt, sur des terrains qui ne lui appartiennent pas, pour créer un pare-feu et protéger des maisons d’un incendie que les pompiers n’arrivent pas à maîtriser ? C’est ce qu’a fait Benoît Bartherotte, propriétaire de la pointe du Cap Ferret, ce week-end. Dans l’urgence, accompagné d’autres habitants qui avaient reçu, eux aussi, par les pompiers l’autorisation de rester malgré les ordres d’évacuation, il a décidé de protéger les maisons du sud de la presqu’île. La nuit précédente la première ligne des pompiers avait cédé, l’incendie risquait de s’engouffrer dans la forêt et de tout dévaster jusqu’à la mer.
Inquiet pour cette dune qu’il adore, Benoît Bartherotte a jugé qu’il n’avait pas le choix, et ne pouvait pas attendre les autorisations administratives pour engager les travaux. Depuis quarante ans il se bat avec l’administration française sur d’autres sujets (son droit de propriété sur la pointe, la construction de sa digue…) et estime que la réponse serait arrivée bien trop tard. Il dit qu’il…


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