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PSG-Liverpool : l’enfer à Anfield, Marquinhos possédé, exploit fondateur... Les précédents chocs

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RÉTRO - Avant le quart de finale de C1 entre les deux équipes, ce mercredi et mardi prochain, retour sur les six duels entre le Paris Saint-Germain et Liverpool.

PSG-Liverpool, loin d’être un classique européen. Avant le quart de finale aller de Ligue des champions de ce mercredi (21h, Canal+), les deux clubs ne se sont affrontés qu’à six occasions dans leur histoire européenne, en 1997, 2018 et 2025. Trois victoires partout. Le Figaro revient sur ces six rencontres.

1997 : dans la douleur et au bout du suspense

Présents au stade des demi-finales européennes pour la cinquième fois de suite, les lauréats de la Coupe des coupes 1996 se frottaient à Liverpool en demi-finales de cette même C2, en 1997. Le Parc aussi plein que bouillant, les Beatles à la sono, une banderole respectueuse à l’endroit des «fans légendaires» de Liverpool… Cadre idéal. Pour saluer cet accueil, le portier des Reds, «Calamity James», méritait de son surnom dès la 11e minute, avec une sortie ratée et un ballon rendu à Benoît Cauet, dont la frappe était reprise par Leonardo (1-0, 11e). Après une belle parade de Bernard Lama sur une tête de Fowler, Jérôme Leroy centrait fort devant le but anglais. Les gants glissants de James permettaient à Leonardo, de la tête, de servir Cauet en retrait pour le break (2-0, 43e). Entré en jeu, Cyril Pouget s’échappait à droite pour servir Leroy (3-0, 83e). Une démonstration (3-0 score final).

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«C’est toujours difficile, il faut se méfier jusqu’à la dernière minute contre cette équipe», disait Ricardo après la première manche. Bien vu. Après une frappe trop croisée de Patrice Loko en début de partie, Stan Collymore remportait son duel face à Bruno N’Gotty et parvenait à servir Robbie Fowler, qui trompait Bernard Lama (1-0, 12e). Leonardo était à deux doigts de faire mouche d’une sublime reprise du gauche, mais c’est Liverpool qui trouvait de nouveau le chemin des filets dans le chaudron d’Anfield : corner de Stig Inge Bjørnebye, tête de Mark Wright (2-0, 80e), ce dernier devançant Lama, sorti imprudemment. Limpide. À l’image de ce sauvetage de N’Gotty dans la surface, le PSG pliait mais ne rompait pas. Doublement fautif à l’aller, le gardien anglais David James venait mettre une tête sur un corner, en dernière chance. Et enfin la délivrance (2-0). Bousculés, les Parisiens ont tenu, eux qui s’inclinaient en finale face au Barça de... Luis Enrique (1-0).

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2018 : Mbappé paie pour apprendre, le PSG montre les crocs

Après deux ans sous les ordres d’Unai Emery, la direction parisienne confiait les rênes de l’équipe à Thomas Tuchel, dont le parcours européen débutait à Anfield. Première perdante. Dominateurs, les Reds l’avaient emporté 3-2. Les locaux menaient 2-0 grâce aux buts de Daniel Sturridge de la tête et James Milner, sur penalty Juan Bernat (30e et 36e). Et encore, Alphonse Areola avait déjà été très sollicité. Avalanche d’occasions, alors qu’Alisson Becker passait une soirée tranquille jusque-là, si ce n’est sur cette reprise de Kylian Mbappé (35e). Contre le cours du jeu, Thomas Meunier réduisait toutefois l’écart avant la pause (2-1, 40e) et Mbappé, mis sur orbite par Neymar, égalisait (2-2, 83e). Entre-temps, Mo Salah s’était vu refuser un but (58e) et Areola s’était encore illustré. Il n’y a toutefois pas eu de hold-up : Mbappé a péché par excès d’audace en tentant un dribble à l’entrée de la surface parisienne. Sanction immédiate, avec le but assassin de Roberto Firmino (3-2, 90+2).

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Paris devait absolument l’emporter face aux futurs champions d’Europe de Liverpool, lors de l’avant-dernière journée. Et ils l’ont fait (2-1). Avec le cœur, avec la manière. Un match qui semblait fondateur pour le Paris-SG. Si souvent décisif en C1, Juan Bernat ouvrait le bal… du droit, héritant d’un ballon perdu de Virgil van Dijk dans la surface (1-0, 13e). Neymar lançait la fusée Kylian Mbappé à gauche, centre de l’extérieur du droit du Français pour Edinson Cavani, qui butait sur Alisson Becker. Le portier brésilien ne parvenait toutefois pas à bloquer la balle. Brillant par ailleurs, Neymar Jr traînait par là pour conclure (2-0, 37e). Sur penalty, James Milner relançait le suspense (2-1, 45+1). Plus rien n’était marqué dans ce match, malgré cette tête piquée de Marquinhos. Une des images de la soirée ? Marquinhos et Thiago Silva comme possédés après un tacle (2-1 score final). Un succès qui permettait aux joueurs de coach Tuchel de finir en tête du groupe.

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2025 : un exploit fondateur pour Paris

28 tirs à 2, 65% de possession, 699 passes à 292… Réputée être la meilleure équipe d’Europe, Liverpool a pris une leçon de football au Parc des Princes, en huitièmes de finale aller de C1. Les Parisiens, eux, avaient pris une leçon de réalisme. Alisson Becker a multiplié les exploits pour maintenir sa cage inviolée. Pas Gigio Donnarumma. 88e minute, le portier brésilien trouvait Darwin Nunez de la tête loin dans le camp parisien. Lequel Nunez prenait le dessus sur Marquinhos de la tête avant de trouver Harvey Elliott sur l’aile droite. Brillant depuis le coup d’envoi, éteignant Mo Salah, Nuno Mendes n’affichait pas la même concentration et laissait ledit Elliott se présenter seul face à Donnarumma (0-1, 88e). Si cruel... Paris a brillé. Liverpool a gagné.

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Une semaine plus tard, les retrouvailles à Anfield. Un tout autre match. Et un exploit majeur des futurs champions d’Europe parisiens, vainqueurs à Liverpool (0-1 ap) et qui se qualifiaient pour les quarts aux tirs au but (1-4 tab). Paris prenait le feu en début de partie, avec notamment deux occasions pour Salah (4e, 6e). Et sur un contre éclair, Ousmane Dembélé profitait de l’erreur d’Ibou Konaté pour refroidir Anfield (0-1, 12e). Lequel Konaté aurait dû être expulsé à l’aller et donc suspendu. Il y a une justice… Derrière, un combat de boxe, des occasions de part et d’autre, duel de haut vol et particulièrement indécis. Peur sur Paris, avec le poteau de Trent Alexander-Arnold et le but refusé de Luis Diaz (53e). Hors-jeu au départ. Donnarumma, le héros, en sortait de belles, comme cette tête piquée de Diaz (58e), «Kvara» sauvant devant sa ligne (62e) avant un nouveau poteau (78e). Paris piquait en contre. Souffrance. Douleur. Solidarité. Le PSG arrachait la prolongation. 30 minutes maîtrisées, Lucas Beraldo tout près de faire la décision (92e), Dembélé aussi (98e) ou encore Kang-in Lee (115e, 118e). Tirs au but. Et Paris au septième ciel (0-1 ap, 1-4 tab). La victoire face à Manchester City (4-2), un déclic. Liverpool, c’est l’acte fondateur. Un moment clé, un moment fort.

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