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Découvrez ce qui a plu et... déplu à nos journalistes au Parc des Princes mercredi, lors de la victoire du Paris-SG contre Chelsea (5-2), en 8es de finale aller de Ligue des champions.
COUPS DE CŒUR
Paris est (encore) magique
Décidément, il ne fait jamais bon parier contre cette équipe. Depuis un long moment, le PSG apparaissait cuit physiquement, rincé mentalement. Lors du barrage face à Monaco, en Ligue des champions, les Rouge et Bleu sont passés par un trou de souris, manquant de peu d’être envoyés en prolongation lors du match retour. Et encore, l’ASM a fini les deux matchs à 10... Ces mêmes Monégasques l’ont emporté au Parc des Princes (1-3) vendredi dernier. Rien de rassurant. On avait hâte de voir Paris se frotter à Chelsea, pour savoir ce qu’ils avaient dans le ventre. On a vu. Ce n’était pas parfait, loin de là. Mais les champions d’Europe ont fait le boulot en gagnant 5-2 et en montrant un visage conquérant, intense et en poussant jusqu’au bout afin de faire exploser les Blues dans le final. Inattendu. Inespéré. Fou.
«Kvara», le teigneux magnifique
Il y a des moments qui changent le cours d’un match, voire d’une saison. Mercredi soir, à la 62e minute de jeu, Khvicha Kvaratskhelia entre sur le terrain en lieu et lieu et place de Désiré Doué, décevant et qui venait d’offrir le but du 2-2 à Chelsea. Moment choisi par le Géorgien, forcément déçu et/ou mécontent de débuter sur le banc, d’entrer dans la lumière. Sur ses premiers ballons, il est agressif, hargneux et combatif. Sa marque de fabrique. «Kvara» l’homme collectif. Avant de se muer en artiste. Il offre une passe décisive à Vitinha qui place un lob imparable (3-2, 74e). Avant de marquer deux fois (87e, 90+4), pour le plus grand plaisir d’un Parc des Princes en transe (voir par ailleurs). À lui seul, il a fait basculer la rencontre dans une autre dimension. Et changé complètement le cours du match. Entrée fracassante.
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Un Parc des Princes en chaleur
Qui dit grande soirée européenne, dit grand public du Parc des Princes. Sur ce point, ce fut aussi un sans-faute mercredi soir. Dans une enceinte balayée par un vent frais et un printemps encore assez lointain, les supporters parisiens ont vibré et parfaitement rempli leur rôle. «C’est un public fantastique qui ne lâche jamais rien», aime à rappeler Luis Enrique, toujours prompt pour remercier les plus fidèles. Avec un tifo sobre aux couleurs du club, des encouragements constants et des émotions fortes au moment des buts - encore un peu plus fort côté décibels avec le doublé de «Kvara» en fin de rencontre -, le Parc a chanté avec force et vigueur. Pour un beau moment de communion après la rencontre. Et des scènes qui font plaisir à voir.
Des buts de toute beauté
Le fond et la forme. Les quatre premiers buts parisiens, ce sont des bijoux. À commencer par celui de Bradley Barcola, une frappe de mule au terme d’une action à trois avec le renversement d’Ousmane Dembélé et la remise de la tête de l’excellent João Neves. Le deuxième, c’est le récital Dembélé, lancé en profondeur par Doué et bien aidé par l’appel d’Achraf Hakimi, avant de s’amuser du pauvre Wesley Fofana et de battre Filip Jörgensen. Puis il y a eu ce lob délicieux de Vitinha, après un pressing gagnant de Barcola, et c’est enroulé puissant du droit de «Kvara», imparable. Lequel «Kvara» n’avait plus qu’à pousser le ballon dans les arrêts de jeu, sur un service parfait d’Hakimi, pour faire basculer le Parc dans la folie douce et assommer les Blues.
COUPS DE GRIFFE
Jorgensen, le fautif
Les gardiens n’ont pas connu de grandes soirées sur ces 8es de finale aller. Le match de Filip Jorgensen entre dans cette lignée. Coupable d’une relance au pied ratée qui a conduit au lob de Vitinha pour le but du 3-2 en faveur du club parisien, le portier des Blues a trop souvent joué avec le feu mercredi soir. Quand cela fonctionne, c’est beau, mais quand c’est raté, on ne voit que cela. Si son coach lui intime de jouer haut et de relancer court, il aurait pu parfois allonger et offrir plus de variété. Sa suffisance lui a coûté cher avec un but qui a fait basculer le match du côté du PSG. En seconde période, trois tirs parisiens, trois buts. Un gardien sert aussi à faire des arrêts.
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Paris, c’est toujours fébrile
Quand nous disions que tout n’a pas été parfait pour les Parisiens, on pensait notamment à la fébrilité défensive dont ils ont fait preuve à plusieurs reprises. Ça aurait pu coûter cher dès la 4e minute. Ils ont payé la note deux fois, sur deux erreurs individuelles. Une faute de placement de Nuno Mendes - qui est toujours aussi fort dans le costume de contre-attaquant mais se montre un peu laxiste dans ses attributions défensives et la concentration - et un choix pour le moins hasardeux de Désiré Doué. «C’est un point à améliorer en Ligue 1 comme en Ligue des champions, on fait de petites erreurs qui nous coûtent cher… Aujourd’hui (mercredi), on a eu la réussite, on a marqué après, mais il faut travailler cela», convient Bradley Barcola. Le plus vite sera le mieux, même si avec trois buts d’avance, Paris peut voir venir.
Neto, le dérapage
Nous sommes à la 92e minute. Le ballon sort en touche et un ramasseur se saisit de la gonfle. Il a le tort de ne pas le donner tout de suite à Pedro Neto, qui s’agace et vient lui prendre de force dans les mains, déséquilibrant le jeune garçon, qui s’est effondré au sol, déséquilibré par la poussette du Brésilien et une chaise positionnée derrière lui. Pour être très honnête, ledit ramasseur en rajoute ensuite, en se roulant par terre et se tenant le visage. Mais le geste de Neto est inacceptable. Et il a mis le feu aux poudres, avec un début d’échauffourée entre les deux équipes. Tout est rentré dans l’ordre, mais Pedro Neto devrait tout de même apprendre à garder ses nerfs... À noter que l’intéressé est venu offrir son maillot au jeune homme après la fin de la rencontre (voir photo ci-dessus). Faute avouée, à moitié pardonnée.


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