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Entre rapatriements et reprise partielle des opérations, le trafic aérien redémarre au compte-goutte avec plusieurs compagnies qui rouvrent progressivement une partie de leurs liaisons.
La reprise s’amorce timidement dans le ciel moyen-oriental. Après plusieurs jours de paralysie, le trafic aérien long-courrier reprend peu à peu. Vendredi, plusieurs compagnies émiraties ont relancé une partie de leurs liaisons internationales, notamment vers l’Europe, avec des programmes réduits.
Des vols Abu Dhabi-Paris de nouveau disponibles
Basée à Abu Dhabi, Etihad Airways a annoncé vendredi la reprise d’un programme limité de vols commerciaux. Du 6 au 19 mars, le transporteur prévoit des rotations entre la capitale des Émirats arabes unis et plus de 70 destinations dont Londres, Paris, Francfort, Delhi, New York, Toronto et Tel Aviv.
Ce samedi, deux vols de ce programme ont déjà été opérés depuis l’aéroport international Zayed, marquant une première reprise concrète des liaisons long-courrier après la fermeture quasi-totale de l’espace aérien régional. La compagnie précise que les passagers disposant de réservations antérieures seront automatiquement réacheminés sur ces vols dès que possible, tout en conseillant aux voyageurs de vérifier régulièrement le statut de leurs billets avant de se rendre à l’aéroport.
Sans surprise, les premiers vols remis en vente affichaient des tarifs exceptionnellement élevés, autour de 1 900 à 2 000 € l’aller simple en classe économique et 9 500 € en classe affaires contre 350 à 650 € en temps normal en économique et généralement moins de 4 000 € en affaires hors pics de demande.
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Emirates relance ses opérations depuis Dubaï
Autre acteur majeur du Golfe, Emirates a également commencé à relancer ses rotations. La compagnie basée à Dubaï opère actuellement un programme réduit vers 82 destinations, parmi lesquelles figurent Londres, Sydney, Singapour et New York, avec pour objectif «un retour à 100 % de son réseau» dans les prochains jours. Pour l’instant, l’opérateur n’accepte les passagers en transit à Dubaï que si leur vol de correspondance est maintenu.
La situation reste plus incertaine pour Qatar Airways. Le hub de Doha, au Qatar, demeure fermé. La compagnie continue toutefois d’organiser des vols de secours depuis Oman et l’Arabie saoudite pour permettre le déplacement de passagers dans la région.
Pour l’heure, l’activité de l’aéroport international de Dubaï reste très inférieure à la normale. Selon les données du site de suivi aérien Flightradar24, le hub - habituellement l’un des plus fréquentés au monde - ne fonctionne encore qu’à environ 25 % de sa capacité habituelle. Le régulateur européen de la sécurité aérienne (EASA) a aussi prolongé son avertissement pour risques élevés jusqu’au 11 mars.
Des opérations de rapatriement toujours en cours
En parallèle, les États ont multiplié les opérations de rapatriement, avec des vols spéciaux affrétés notamment par la France pour évacuer ses ressortissants bloqués à Dubaï et Abu Dhabi. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé ce lundi que sept vols supplémentaires seraient affrétés dans les prochains jours pour répondre à la forte demande, après plus de 7 500 requêtes d’assistance au rapatriement enregistrées. Au total, près de 15.000 personnes, dont une grande partie de Français, ont pu rentrer en France grâce à un mélange de vols commerciaux et d’évacuations organisées.
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