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La mairesse de Hamilton et des militants antiracistes condamnent la tenue d’une manifestation organisée par un groupe de suprémacistes blancs ce week-end, à l'extérieur de l’hôtel de ville de la municipalité.
Selon des photos vues par CBC Hamilton, lors du plus récent rassemblement du groupe Nationalist-13 en ville, des hommes vêtus de noir et portant des masques ont tenu une bannière sur laquelle était inscrit le nom du groupe et ont effectué un salut nazi.
Avertissement : cet article pourrait choquer la sensibilité de certains lecteurs.
Le groupe basé à Hamilton, aussi connu sous le nom NS13, est un club de combat. Ces derniers sont aussi décrits comme des clubs actifs dans les réseaux de suprémacistes blancs.
Une enquête de plusieurs mois de CBC, en collaboration avec l’émission The Fifth Estate, a révélé que les clubs actifs font partie d’un réseau décentralisé de suprémacistes blancs et de néonazis qui a pris de l’ampleur ces dernières années dans le monde. Le réseau passe de plus en plus des forums virtuels, aux entraînements en personne et aux manifestations.
L’enquête de CBC a permis de déterminer que ces groupes se rassemblent pour s’entraîner dans des salles d’entraînement et des parcs des régions de Hamilton et de Niagara.
La police de Hamilton affirme qu’on l’a informée de la tenue de la manifestation dimanche après-midi, mais que les membres du groupe se sont dispersés avant qu’elle ne puisse se rendre à l’hôtel de ville. On ne nous a pas rapporté d’activités criminelles relativement à cet événement, dit le service policier dans un communiqué.
Un acte haineux, selon la mairesse
La mairesse de Hamilton, Andrea Horwath, a décrit le rassemblement comme un acte haineux, profondément offensant et inacceptable.
Je suis très perturbée d’apprendre qu’une organisation de suprémacistes blancs se soit rassemblée devant l’hôtel de ville afin de glorifier la haine.

La mairesse de Hamilton, Andrea Horwath. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole
La mairesse Horwath a refusé une demande d’entrevue.
Lyndon George, directeur général du Hamilton Anti-Racism Resource Centre, a fait savoir par voie de communiqué que les élus doivent porter très attention aux rassemblements comme celui de dimanche, ainsi qu’au message que ces groupes cherchent à véhiculer.
Un groupe de plus en plus public
À la fin novembre, des membres du même groupe se sont rassemblés à l’angle des rues Main et John durant un samedi et ont affiché une bannière avec leur logo ainsi qu’un message haineux.
L’inspectrice Carolyne Rashford, de la police de Hamilton, avait alors dit que le corps policier avait informé de la présence d’un groupe de 10 à 15 personnes masquées, mais qu’à l’arrivée des policiers, les gens avaient quitté l’endroit.
La police avait alors mentionné qu’il n’y avait aucune preuve de criminalité. Mme Rashford affirme que le service policier municipal collabore avec ses partenaires provinciaux et fédéraux afin de surveiller les groupes extrémistes et qu’elle surveille activement pour examiner ce qui peut être appris et partage ces renseignements avec ses partenaires policiers.

La police de Hamilton dit surveiller les groupes extrémistes. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Bobby Hristova
Dans la dernière année, NS13 est devenu plus public que jamais. Ses membres se sont joints à d’autres membres de clubs actifs lors de récentes manifestations anti-immigration à Toronto, London et Hamilton, en tenant des bannières réclamant l’expulsion massive.
À la suite de la manifestation du 29 novembre, le conseiller municipal Cameron Kroetsch a dit qu’il voulait voir les leaders municipaux faire quelque chose de plus démonstratif pour combattre la haine.
Je comprends que les Villes ne peuvent pas simplement demander à la police de sortir et faire un certain type d’affaires ou lui demander de faire en sorte que quelque chose se passe. C’est un défi auquel font face plusieurs municipalités, constate-t-il.
Mais nous pouvons démontrer que nous nous soucions [de la situation] et que nous écoutons, et envoyer un message fort. C’est quelque chose que nous ne faisons pas actuellement en tant que groupe , dit-il.
Une fatigue absolue
Caitlin Craven, directrice générale du Hamilton Centre for Civic Inclusion, a dit à CBC en décembre que certaines personnes éprouvent une fatigue absolue à mesure de devoir voir et dire les mêmes choses constamment après ce type de manifestation.
Chaque fois que cela survient, il y a un effet d’entraînement important, dit-elle, réclamant des politiques et des systèmes appuyant davantage les personnes qui sont victimes de racisme et de haine pour qu’elles se sentent en sécurité dans leur propre communauté, y compris économiquement.
Nous sommes si concentrés sur la réponse à un événement précis, alors qu’on parle vraiment d’une montée de la violence organisée qui cible des communautés en particulier. Ces choses n’arrivent pas soudainement, dit-elle.
Avec les renseignements de Aura Carreño Rosas, Desmond Brown et Justin Chandler de CBC


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