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Disponible ce vendredi 11 septembre sur la plateforme, cette minisérie documentaire revient sur la controverse autour de l’hydroxychloroquine qui a mené le scientifique à sa radiation, en octobre 2024, pour 2 ans, de l’Ordre des médecins.
Une série documentaire qui sonne comme une piqûre de rappel… et pique un peu il faut bien le dire. Six ans et demi après la crise du Covid, une série documentaire disponible ce vendredi 11 septembre sur la plateforme HBO Max raconte l’affrontement entre sa figure la plus controversée, le Professeur Didier Raoult et six citoyens ordinaires qui l’ont accusé de fraude scientifique, dont sa propre fille.
«Pour beaucoup d’entre nous, c’est un peu une façon de mettre un point final à cette histoire», a expliqué à l’AFP Magali Carcopino-Tusoli, médecin à Marseille et fille du scientifique. Intitulée Professeur Raoult vs. le gang des cerises , cette série en quatre épisodes revient sur la controverse autour de l’hydroxychloroquine.
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Raoult contre Raoult
Ce médicament était vanté comme un remède contre le Covid par le chercheur marseillais, qui avait acquis une aura de rock star antisystème chez ses partisans dans le monde entier. Depuis, des études scientifiques d’ampleur ont montré que l’hydroxychloroquine était inefficace contre le coronavirus, voire potentiellement dangereuse.
Vivement critiqué par la communauté scientifique, qui a pointé les défauts méthodologiques et déontologiques de ses travaux, le Professeur Raoult a été interdit d’exercer pendant deux ans par l’Ordre des médecins. Fin 2024, l’étude fondatrice sur l’hydroxychloroquine a été retirée par la revue qui l’avait publiée.
«On raconte la grande histoire - le Covid, la place de Didier Raoult, l’hydroxychloroquine, le +débunkage+ de ces études-là - mais aussi une histoire humaine, celle d’un collectif dont les membres deviennent amis sans même s’être rencontrés physiquement», résume la réalisatrice et co-autrice, Caroline Benarrosh.
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Baptisé «Les Cerises trottinettes», ce collectif naît sur le réseau social Twitter au début de la pandémie. Il réunit des anonymes attachés à l’intégrité scientifique qui contestent les affirmations de Didier Raoult. Les «Cerises trottinettes» comptaient de nombreux membres et d’autres collectifs existaient.
Mais pour «simplifier la narration», selon ses auteurs, la série se concentre sur six personnes devenues proches: Magali Carcopino-Tusoli, Guillaume Limousin, Alexander Samuel, Fabrice Frank, Samuel (son nom n’est pas précisé), qui ont tous des doctorats en sciences, et Frédérique Delestaing, infirmière à Marseille.
La série montre comment ils ont épluché les études sur l’hydroxychloroquine pour afficher leurs failles. Elle traite aussi du cyberharcèlement qu’ont subi ces lanceurs d’alerte. Initialement, Magali Carcopino-Tusoli entre dans ce collectif sous pseudonyme, sans que les autres sachent qu’elle est la fille du professeur, avec qui elle est déjà brouillée pour des histoires de famille. La découverte de sa véritable identité déstabilisera le groupe.
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«Quand j’ai été rajoutée dans ce groupe, je l’ai été pour moi, pour ce que je racontais en tant que médecin à Marseille. Pour la première fois, on m’a vue moi, avant de voir mon nom», a-t-elle expliqué. «Je ne sais pas si vous imaginez ce que ça fait quand tout le monde vous dit +Ton père est un génie, va lui dire que tu l’aimes+ sans connaître votre histoire personnelle. Malgré des moments difficiles, toute cette histoire «a eu un côté très thérapeutique», renchérit-elle.
«Cette histoire est riche en rebondissements sans qu’on ait besoin de la scénariser, elle est aussi dingue que cette crise sans précédent qu’on a tous traversée», estime le coauteur et producteur, Martin Boudot. Quant à la figure principale de ce documentaire, dont les interventions structurent les épisodes, il refuse d’évoquer sa fille.
Sage décision, d’autant que si la brouille père-fille sert de fil rouge affectif à cette série, il n’en est pas moins surtout question de médecine. «Ça n’est pas +Raoult contre Raoult+», souligne Martin Boudot, selon qui la docteure Carcopino-Tusoli voulait avant tout «mettre en avant le groupe et le travail scientifique».


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