La troisième « flottille pour Gaza » en l'espace d'un an, partie de Turquie la semaine dernière, a été interceptée par les forces israéliennes ce lundi au large de Chypre.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 13:36 | mis à jour aujourd'hui à 14:11 - Temps de lecture :

Un bateau d'une « flottille pour Gaza ». Photo d'illustration Sipa/Fanny Hamard Un bateau d'une « flottille pour Gaza ». Photo d'illustration Sipa/Fanny Hamard

Les forces israéliennes ont intercepté ce lundi au large de Chypre une partie de la nouvelle « flottille pour Gaza », composée d'une cinquantaine de bateaux et partie de Turquie la semaine dernière, selon les organisateurs.

« Des navires militaires interceptent actuellement notre flottille et les forces israéliennes sont en train de monter à bord du premier de nos bateaux », a affirmé la flottille Global Sumud sur X, tandis que le système de suivi de la flottille montrait plusieurs navires interceptés à l'ouest de l'île méditerranéenne. 

« Nous sommes certains qu'au moins deux ou trois bateaux » ont été stoppés, a précisé Gorkem Duru, membre de la branche turque de la flottille, qui ne se trouve pas à bord. Mais d'autres poursuivent leur route vers Gaza, a-t-il dit, ajoutant que « les communications avec les navires avaient été coupées ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a confirmé l'interception de la « flottille ».

« Un acte de piraterie »

Ankara a condamné de son côté cette « intervention des forces israéliennes dans les eaux internationales », qui constitue un « nouvel acte de piraterie » selon le ministère turc des Affaires étrangères. Un terme repris par les organisateurs de la flottille : iIls ont exhorté « les gouvernements à agir immédiatement » afin de permettre « un passage sûr pour (cette) mission humanitaire légale et non violente ».

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Plus tôt lundi, le ministère israélien des Affaires étrangères avait prévenu qu'il « ne permettrait aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza ». « Israël appelle tous les participants à cette provocation à changer de cap et à faire immédiatement demi-tour », a-t-il dit dans un message publié sur X.

Il s'agit de la troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis le début du conflit entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas en octobre 2023. Quelque 50 navires ont quitté le 14 mai le sud-ouest de la Turquie dans le cadre de cette flottille. Les autorités israéliennes rejettent les accusations de pénurie d'aide. « La bande de Gaza est inondée d'aide. Rien que depuis octobre, plus de 1,58 million de tonnes d'aide humanitaire et des milliers de tonnes de fournitures médicales sont entrées à Gaza », a assuré le ministère.

L’ONU exige qu’Israël empêche un « génocide » à Gaza

Les Nations unies ont exigé ce lundi qu’Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de « génocide » à Gaza, dénonçant des signes de « nettoyage ethnique » observés dans cette région ainsi qu’en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des «violations flagrantes» du droit international, s’apparentant dans de nombreux cas à des «crimes de guerre et autres atrocités».

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