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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Lundi, l’un et l’autre ont plaidé tour à tour leur innocence devant la cour d’appel de Paris.
Une audience, deux ambiances. Un interrogatoire d’Éric Woerth, c’est toujours un moment de jansénisme judiciaire avec un prévenu - relaxé en première instance - à la silhouette et au verbe secs, des mots non pas creux mais sans l’aspérité nécessaire à un contradicteur pour s’y cramponner et les retourner, une intelligence concrète d’ancien élève d’HEC, ancien professionnel de l’audit, ancien ministre des Comptes publics puis du Travail. Bref : voilà un client sérieux pour l’accusation.
L’avocat général Damien Brunet a tenté lundi, au procès en appel de l’affaire dite «du financement libyen», de mettre le prévenu en porte-à-faux et de dégager des preuves d’un financement illégal de la présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Y est-il parvenu ? Pas vraiment. M. Woerth s’est retranché derrière son rôle purement technique de trésorier désireux de maîtriser les coûts d’une campagne qui n’a bénéficié ni «d’avalanches d’argent liquide» ni «de fausses factures contrairement à celle de 2012»


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